Jugé devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, Pape Mahawa Diouf sera édifié sur son sort le 13 octobre prochain. Ainsi en a décidé le juge après les plaidoiries, suivies de la réquisition du ministère public, qui a requis, à l’encontre du responsable politique de l’Alliance Pour la République, dont il est le porte-parole adjoint, six (06) mois de prison dont 3 mois ferme, en sus d’une amende de 300.000 F Cfa.
Devant la barre, Pape Mahawa Diouf a déclaré que son objectif n’était pas de porter atteinte à l’ASER ni à son directeur général. « Je n’ai jamais parlé de détournement de deniers publics à l’Aser. J’ai simplement dit que le scandale devait être clarifié. Je peux m’être trompé, mais mon objectif n’était pas d’accuser », dira-t-il, citant les déclarations du député Thierno Alassane Sall et sur « des coupures de presse. »
Invité par le juge à faire amende honorable, Pape Mahawa Diouf a déclaré : « Je n’ai pas le sentiment d’avoir fauté. Je n’ai jamais accusé le directeur de l’Aser. Si mes propos ont pu heurter, je les retire, mais je ne les regrette pas. »
Si l’Aser réclame 200 millions F CFA en réparation, rappelons que M. Diouf a été jugé pour « diffamation et diffusion de fausses nouvelles » à la suite de la plainte du Directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), Jean Michel Sène à qui il a accusé de « détournement ». Le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (APR, opposition), est poursuivi, à la suite de déclarations faites lors de l’émission « Faram Facce » diffusée le 17 septembre 2025 sur la Télévision futurs médias (TFM).
Le responsable politique avait évoqué un « scandale à l’Aser portant sur 37 milliards sourcés, tracés et détournés ». À l’audience, la vidéo a été projetée, mais le prévenu a contesté les faits, affirmant qu’il n’a pas dit « détournement ».
Actusen.sn
