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La Bnde lui réclame 49 millions en plus d’une menace de plainte : Aïssatou Diop Fall crie au scandale

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Présidente-directrice générale du Groupe PROD’ADF, éditrice de PUBLICSN TV, la journaliste Aïssatou Diop Fall a tenu un point de presse hier. Elle a voulu livrer ses vérités sur son différend avec la BNDE qui réclame… 49 millions F Cfa.

Si la journaliste Aïssatou Diop Fall a convié hier la presse nationale et internationale, c’était bien pour rétablir la vérité sur une affaire qui, à la faveur d’interprétations biaisées et de manœuvres d’intimidation, vise à discréditer son entreprise, PROD’ADF, et à la fermer, selon elle. Il s’agit du différend qui l’oppose à la Banque Nationale pour le Développement Économique (BNDE).

 

La journaliste dénonce une entreprise de calomnie et de diffamation pour lui couper le micro

Les faits remontent à 2022, quand la société PROD’ADF Suarl a contracté  un prêt auprès de la BNDE. Le montant du prêt était de 100 millions de F CFA, ou presque, intérêts y compris. “Nous avons mensuellement et régulièrement remboursé 1 650 000F CFA. A ce jour la BNDE nous réclame 49 millions de francs CFA”, regrette Aïssatou Diop Fall, le cœur serré.

Toutefois, elle a tenu, afin que nul n’en ignore, à rappeler les faits. Et c’est pour dire : “L’entreprise de presse et de communication PROD’ADF a été créée en 2013 et c’est en 2022 qu’elle a démarré ses activités avec la création d’une Web TV dénommée PublicSN TV. Le prêt de la BNDE a servi à la mise en place de cette chaîne YouTube avec l’achat d’une partie de la logistique et la constitution d’un fonds de roulement pour le fonctionnement de l’entreprise comme les salaires, les charges locatives et divers”, a-t-elle expliqué.

ADF : “Depuis la mise en place du prêt, nous avons remboursé régulièrement en principal et intérêts une partie importante du montant dû, avant que les attaques répétées contre notre média ne viennent bouleverser notre équilibre économique”

 Pour garantir ce prêt, Aïssatou Diop Fall ajoutera avoir versé un dépôt de 20 % du montant total ; non sans compter que le FONGIP y a apporté une garantie à hauteur de 70% du montant total. “Depuis la mise en place du prêt, nous avons remboursé régulièrement en principal et intérêts une partie importante du montant dû, avant que les attaques répétées contre notre média ne viennent bouleverser notre équilibre économique”, a-t-elle regretté dans la foulée.

 

“Pourtant, en raison de nos difficultés financières, nous avons eu l’honnêteté de saisir la BNDE par mails et courriers physiques pour solliciter une restructuration de notre dette. Ce qu’elle n’a pas refusé dans un premier temps avant de se rétracter”

À l’en croire, c’est ainsi que les mesures de harcèlement et de répression dirigées contre PUBLICSN TV — notamment les signalements abusifs, les suspensions de diffusion, et la privation de publicité institutionnelle — ont profondément affecté ses revenus. “C’est dans ce contexte difficile que nous avons sollicité auprès de la BNDE une restructuration de notre dette, conformément aux pratiques bancaires normales”, renseigne ADF dans la même veine. Et d’ajouter à ce propos : “Nous avons eu l’honnêteté de saisir la BNDE par mails et courriers physiques pour lui exposer les difficultés de l’entreprise, en sollicitant une restructuration du prêt consistant à une rallonge de la durée de 5 ans à 10 ans pour baisser le montant du remboursement mensuel, un différé dudit remboursement de 6 mois et le déblocage du déposit de 20% pour solder les impayés. Nous avons aussi par la même occasion exposé notre plan de survie de l’entreprise qui repose essentiellement sur les revenus du serveur vocal souscrit via un contrat avec la Sonatel. Un investissement très lourd. A ce jour, Public sn tv est la seule chaîne YouTube détentrice d’un serveur vocal. Nous lui avions aussi parlé des nouveaux produits du groupe comme le site internet public sn et le quotidien le public dont nous espérions des revenus via les abonnements étant donné que l’état nous a privé comme toutes les entreprises de presse de conventions et marchés publicitaires. Ce plan de sauvetage les a convaincus au point de l’avoir validé avec toutefois un bémol : la BNDE a maintenu la durée du prêt de 60 mois avec les mêmes conditions et une baisse de 10% environ du remboursement mensuel contrairement à ce que nous avions sollicité. Elle a aussi accepté le différé de paiement de 6 mois. La notification commerciale ainsi que tous les autres documents sont sur cette table à votre disposition. Je me suis rendue sur place en signant tout. Le FONGIP m’a appelée pour que je valide les propositions de la banque ce que j’ai fait et le FONGIP a reconduit sa caution ce qui a permis à la banque de finaliser notre nouvel accord devant notaire dont les frais ont été débités par la banque qui me l’a notifié. Les documents sont là. Avec le différé de paiement normalement je devais commencer le remboursement mensuel au début de l’année prochaine.”

 

“Alors que je devais recommencer le remboursement mensuel au début de l’année prochaine, la BNDE me met déjà la pression pour rembourser un montant de 49 millions”

Cet accord de restructuration a donc valeur d’engagement légal. Seulement, à sa grande surprise, enchaîne-t-elle, la banque l’a contactée, il y a presque un mois, pour faire état de nouvelles conditions alors que tout était déjà signé et acté. “La BNDE a donc fait volte-face, exigeant le remboursement immédiat du solde restant et nous menaçant de poursuites pénales pour détournement de prêt consenti par l’État”, dira-t-elle.

“Établissement public sous tutelle étatique, la BNDE a transformé un différend purement commercial en une affaire politique, avec l’intention manifeste de faire taire une voix indépendante”

 

Établissement public sous tutelle étatique, la BNDE a transformé un différend purement commercial en une affaire politique, avec l’intention manifeste de faire taire une voix indépendante, aux yeux de Aïssatou Diop Fall. “C’est le début d’un harcèlement et d’une persécution bancaire inouïe contre ma personne et mon entreprise avec des menaces à peine voilées. Menace exécutée il y a 15 jours par voie d’huissier me notifiant la clôture unilatérale et sans préavis de mon compte en me réclamant le paiement immédiat sous huitaine des 49 millions dus. Vendredi dernier, le même huissier est revenu avec un acte m’informant que la BNDE allait saisir cette semaine le procureur du tribunal correctionnel de Dakar via une plainte contre moi pour détournement de prêt consenti par l’état. La BNDE choisit donc de pénaliser une affaire civile en me calomniant et m’accusant de détournement. Le but ici est clair : la BNDE semble être l’arme fatale du régime Sonko-Diomaye pour achever Aïssatou Diop Fall et son entreprise en me jetant en prison et après venir saisir mon outil de travail et fermer cette entreprise qui emploie des dizaines de pères et de soutiens de famille”, soupçonne-t-elle.

 

Toutefois, au plan commercial, la loi est claire. Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Ainsi, la BNDE est donc juridiquement tenue d’appliquer le plan de restructuration signé devant notaire, a rappelé ADF.

“Mais si la BNDE souhaite récupérer sa créance, qu’elle saisisse le Tribunal de commerce, non pas les tribunaux pénaux”, prévient la journaliste

 

Par ailleurs, le dépôt initial de 20 % du montant du prêt doit être pris en compte dans le calcul du solde restant dû, ce que la banque refuse arbitrairement, selon elle. “Au plan pénal, les menaces brandies par la BNDE sont infondées et calomnieuses. L’article 385 du Code pénal sur le “détournement de prêt consenti par l’État” suppose que les fonds aient été utilisés à d’autres fins que celles prévues. Or, PROD’ADF existe, PUBLICSN TV émet quotidiennement, et l’ensemble du matériel financé est visible, inventorié et fonctionnel. Même des équipes de la BNDE ont visité nos locaux et constaté la réalité de nos investissements. Il ne peut donc être question de détournement, encore moins de faute pénale”, a-t-elle assuré, estimant que si la BNDE souhaite récupérer sa créance, qu’elle saisisse le Tribunal de commerce, non pas les tribunaux pénaux.

Actusen.sn

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