Les journées de Promotion de l’Entrepreneuriat se poursuivent dans la région naturelle de la Casamance. À l’ouverture hier à Ziguinchor, la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes a tenu à sensibiliser les cibles à entreprendre, d’autant qu’avec le financement du PAVIE II, après le succès du Pavie I, d’un budget total de 107,2 milliards de F Cfa, sera essentiellement alloué à l’agriculture, dans le cadre notamment de la souveraineté alimentaire.
La politique de territorialisation des politiques publiques est une réalité en Casamance. La preuve par les financements de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes de la région naturelle. Ici, où la DER-FJ organise les journées de Promotion de l’Entrepreneuriat depuis hier, les témoignages des bénéficiaires montrent qu’ils ont mis en valeur le savoir-faire local, à travers notamment la transformation des fruits et légumes, tout en contribuant au développement local, en étant utile à eux mêmes et à leurs familles.
Plus d’impacts dans le Pavie II
D’ailleurs, avec le financement du Projet d’appui et de valorisation des initiatives entrepreneuriales des femmes et des jeunes (PAVIE II), il est attendu de voir plus d’impacts. Pour ceux qui ne le savent pas, le PAVIE II est spécifiquement conçu pour bénéficier aux jeunes âgés de 15 ans à 40 ans et à toutes les femmes économiquement actives. À cet effet, il s’inscrit dans la continuité du PAVIE I, consolidant ainsi les succès précédents tout en renforçant l’engagement en faveur de la promotion de l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes.
Selon la déléguée générale de la DER-FJ, les fermes intégrées seront implantées en zone rurale, pour permettre aux jeunes et aux femmes de participer à la souveraineté alimentaire
Financé par l’AFD et la BAD, le projet de près de 107 milliards F Cfa vise à créer 92 633 emplois dans le cadre d’initiatives entrepreneuriales et à promouvoir la souveraineté alimentaire du Sénégal dans le cadre de la Stratégie nationale de développement « Sénégal 2050 ». Ainsi, devant les femmes et les jeunes de Ziguinchor, le délégué général de la DER-FJ a insisté sur le nouveau référentiel, fondé, rappelle-t-elle, sur la transformation de l’économie, la territorialisation des politiques publiques et la pleine participation des femmes et des jeunes dans l’économie du pays. Car le PAVIE, qui sera essentiellement consacré à la création de 3000 fermes connectées, alliant agriculture et élevage.
“Je voudrais lancer un appel à la paix. Nous attendons 15 000 emplois à travers ces fermes. Mais pour qu’elles puissent donner des résultats probants, il faudrait nécessairement qu’il y ait la paix, qu’il y ait toujours la paix”, a lancé hier Dr Aïda Mbodje à Ziguinchor
Selon Aïda Mbodje, les fermes seront implantées en zone rurale, pour permettre aux jeunes et aux femmes de participer justement à la souveraineté alimentaire. “Je voudrais lancer un appel à la paix. Nous attendons 15 000 emplois à travers ces fermes. Mais pour qu’elles puissent donner des résultats probants, il faudrait nécessairement qu’il y ait la paix, qu’il y ait toujours la paix. Et c’est cette paix qui va nous permettre d’atteindre les objectifs attendus, et d’obtenir des résultats probants”, a invité le délégué général de la DER-FJ. “À la DER-FJ, nous agissons au plus près des populations pour stimuler la création de valeurs locales et favoriser la durabilité des initiatives entrepreneuriales”, ajoutera Dr Aïda Mbodje.
Comment la Der participe sur le plan Diomaye pour la Casamance
En effet, ici en Casamance, cette ambition nationale se concrétise à travers “le plan Diomaye pour la Casamance”, la clé de voûte de l’État pour relancer le développement de la région après des décennies de conflits et de marginalisation. Il favorise le retour des populations déplacées, la reconstruction des infrastructures et l’autonomisation économique des jeunes et des femmes à travers l’agriculture, l’élevage, la transformation des produits locaux et le soutien à l’entrepreneuriat endogène, innovant et durable. Pour Dr Aïda Mbodji, il s’agira d’un entreprenariat ancré dans nos réalités, inspiré par nos traditions et tourné vers l’avenir. Pendant ces deux jours, le Délégué général promet que la Casamance sera le cœur battant de l’entrepreneuriat sénégalais.
C’est ainsi que depuis hier, les journées de Promotion de l’Entrepreneuriat sont marquées par des master-class, boot camps, sessions de réseautage, exposition des produits locaux, jusqu’à la visite, dans l’après-midi, Niassya, à l’honneur des femmes déplacées et victimes de mines, qui sont de retour et en quête d’une nouvelle vie.
Plus de 6000 femmes formées dans la transformation de produits agroalimentaires, la saponification, la teinture, l’éducation financière et l’entrepreneuriat
Les résultats sont palpables ici en Casamance. Plus de 6000 femmes formées dans la transformation de produits agroalimentaires, la saponification, la teinture, l’éducation financière et l’entrepreneuriat. Des centaines de micro-entreprises formées et connectées à de nouveaux marchés, des pirogues en fibre de verre, du matériel agricole, des fabriques de glaces, des hangars de stockage, autant d’outils pour produire, transformer et prospérer. Restons sur le matériel agricole mis à disposition des jeunes pour renforcer les capacités de production et réduire la pénibilité du travail.
Amadou DIA (Actusen.sn)
