Ce qui devait être une simple dispute conjugale a viré au drame. Huit jours après une violente altercation survenue à Keur Massar, M. Keita a succombé à un traumatisme crânien. Son mari, B. Fall, qu’elle accusait d’agression avant de quitter le domicile conjugal, a été déféré pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
L’affaire secoue Keur Massar et laisse une famille dévastée. Dans la nuit du samedi 29 novembre 2025, vers 02 heures, une violente dispute éclate entre M. Keita et son mari B. Fall.
Selon le récit du mis en cause, la tension aurait dégénéré lorsque son épouse « s’est agrippée à ses parties intimes»
Selon le récit du mis en cause, la tension aurait dégénéré lorsque son épouse « s’est agrippée à ses parties intimes ». Pris de panique, affirme-t-il, il l’aurait repoussée « avec réflexe », provoquant sa chute. La tête de la dame heurte alors un meuble.
Pris de panique, affirme-t-il, il l’aurait repoussée « avec réflexe », provoquant sa chute, la tête de la dame heurte alors un meuble
Blessée, M. Keita quitte le domicile conjugal et se rend à Grand-Yoff où elle sera finalement prise en charge par le SAMU municipal. Consultée à l’hôpital, elle se voit prescrire un scanner pour évaluer la gravité du traumatisme. Le 7 décembre, au petit matin, elle est reconduite au centre hospitalier avec les résultats de l’examen. Mais la jeune femme n’arrivera jamais sur place : elle rend l’âme en cours de route, son état s’étant soudainement aggravé.
Au cours de sa seconde évacuation, la jeune femme rendra l’âme suite à “ un traumatisme crânien”, selon les résultats de l’autopsie
Alertée du décès, la brigade territoriale de gendarmerie de la Foire ouvre une enquête et interpelle immédiatement le mari. Confronté aux accusations de la famille de la défunte, B. Fall nie tout passage à tabac. Il réitère sa version : un geste brusque, une chute accidentelle et un drame qu’il dit « regretter profondément ».
Il sollicite la clémence des autorités judiciaires. L’autopsie ordonnée par le parquet est sans équivoque. C’est un traumatisme crânien qui a coûté la vie à l’épouse. Une conclusion qui a conduit à l’ouverture d’une procédure pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
L’époux a été déféré, hier, au Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner
Un drame conjugal de plus qui relance, une fois encore, le débat sur les violences intra-familiales et les tragédies silencieuses qui éclatent entre les murs des foyers.
Actusen.sn
