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Ziguinchor : sept individus déférés devant le tribunal pour fraude à l’état civil

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L’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (Dnlt), relevant de la Direction de la Police aux frontières, a procédé au défèrement de sept individus devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor. D’après la police, ils sont poursuivis pour faux et usage de faux, complicité de faux, obtention indue de documents d’identité sénégalais et association de malfaiteurs. La police explique que tout a commencé lors d’un contrôle de routine au poste frontalier de Kidira. Un individu a été trouvé en possession de deux cartes d’identité distinctes : l’une burkinabé et l’autre sénégalaise, cette dernière étant suspectée d’être frauduleuse.

La police précise que les vérifications ont révélé que, bien que les données d’identification diffèrent, la photographie était identique sur les deux documents. L’intéressé a fini par avouer que sa pièce sénégalaise était fausse. Il a expliqué avoir adopté une identité à consonance locale et s’être fait attribuer de faux parents adoptifs pour constituer un dossier d’état civil complet. «Son objectif était de contourner les taxes locales liées à son activité professionnelle au Sénégal. L’enquête menée par la DNLT de Ziguinchor a mis en lumière un réseau structuré au sein d’une mairie, impliquant trois officiers d’état civil, deux agents municipaux et un intermédiaire. Ces derniers créaient et validaient des actes d’état civil fictifs pour des étrangers en échange de rémunérations occultes», lit-on.

La police ajoute que l’exploitation des registres (allant de 1977 à 2005) a révélé de graves irrégularités : inscriptions illégales, surcharges et documents fictifs. L’extrait de naissance ayant servi à obtenir la pièce d’identité frauduleuse avait été inséré par le responsable du centre d’état civil et signé par la première adjointe au maire. Face à la gravité des faits, huit (08) registres ont été placés sous scellés provisoires (années 1977, 1983, 1989, 1990, deux de 2005, 2014 et 2016). «Interrogés, les agents municipaux et leur complice ont reconnu leur collaboration dans l’établissement de ces actes frauduleux, désignant le responsable du centre d’état civil comme le principal exécutant. Pour justifier leurs actes, ils ont invoqué la faiblesse de leurs salaires et l’attrait des gains financiers.

Actusen.sn

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