Nouveau rebondissement dans le dossier Farba Ngom. Saisie à la suite de l’appel interjeté par le parquet financier contre l’ordonnance de mise en liberté provisoire rendue par le juge Diarra, la Chambre d’accusation financière a tranché. Selon des informations concordantes, elle a confirmé la décision du président du collège des juges d’instruction du Pool judiciaire et financier (PJF).
Après le recours de son pool d’avocats, la Chambre d’accusation financière valide la décision du juge Diarra accordant la liberté provisoire à Farba Ngom
L’audience s’est tenue ce jeudi en présence des conseils de l’édile d’Agnam, notamment Me Baboucar Cissé et ses confrères, ainsi que du parquet général. Après examen des arguments des différentes parties, la juridiction d’instruction du second degré a validé la mesure de liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire.
Un délai de six jours pour le parquet pour se pourvoir en cassation
Toutefois, la décision n’est pas encore définitive. Le parquet dispose désormais d’un délai légal de six jours pour se pourvoir en cassation. Si aucun recours n’est introduit devant la Cour suprême dans ce délai, Farba Ngom pourra effectivement sortir et recouvrer sa liberté de circulation, sous réserve du respect des obligations fixées dans le cadre du contrôle judiciaire.
Toutefois, dans le nouveau dossier lié aux téléphones portables, la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom peut être actée lundi prochain
En revanche, en cas de pourvoi, l’exécution de la décision pourrait être suspendue en attendant que la haute juridiction se prononce. Pour mémoire, Farba Ngom avait été placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le Pool judiciaire et financier. Les poursuites s’inscrivent dans un contexte de lutte accrue contre les infractions à caractère économique et financier. Après près d’un an de détention, ses avocats avaient introduit une demande de mise en liberté provisoire. Celle-ci avait été acceptée par le juge Diarra, qui avait estimé que les garanties de représentation étaient suffisantes et que les conditions légales pour une détention provisoire ne se justifiaient plus, moyennant un strict contrôle judiciaire. Contestant cette décision, le parquet financier avait aussitôt relevé appel, estimant que les charges et les nécessités de l’instruction commandaient le maintien du maire des Agnam en détention. D’où l’examen du dossier devant la Chambre d’accusation financière. En confirmant l’ordonnance attaquée, la juridiction vient ainsi conforter la position du juge d’instruction. Reste désormais à savoir si le parquet choisira de porter l’affaire devant la Cour suprême ou s’il laissera la décision devenir définitive dans les prochains jours. Ce, sans compter la nouvelle affaire de téléphones portables dans laquelle serait impliqué Farba Ngom dont la levée de l’immunité parlementaire dans ce dossier peut être actée lundi prochain.
Actusen.sn
