Selon des informations concordantes, Pape Biram Bigué Ndiaye et les deux dernières personnes interpellées seront conduits, ce vendredi matin, devant le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Cette présentation fait suite à leur placement en garde à vue par la Brigade de recherches de Keur Massar.
Après leur interpellation par la Brigade de recherches de Keur Massar dans le cadre d’une délégation judiciaire liée à l’affaire Pape Cheikh Diallo et Cie, le journaliste Pape Biram Bigué Ndiaye et les deux autres mis en cause seront présentés ce vendredi matin au juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye
L’arrestation du journaliste est intervenue en pleine conférence de presse du procureur de la République près le tribunal de Pikine-Guédiawaye, Ibrahima Ndoye. Une interpellation spectaculaire qui avait suscité de vives réactions dans le milieu de la presse et sur les réseaux sociaux. D’après des sources proches de l’enquête, cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’exécution d’une délégation judiciaire relative à l’affaire Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et leurs acolytes. Les mis en cause sont soupçonnés d’implication à divers degrés dans une procédure dont les contours exacts restent, pour l’heure, couverts par le secret de l’instruction.
Présenté comme le “yos” (copain) de Ibrahima Magib Seck, Pape Birame Bigué Ndiaye, qui n’est pas porteur du Sida, pourrait soit être inculpé et placé sous mandat de dépôt, soit bénéficier d’un contrôle judiciaire
Après leur audition par les enquêteurs, ils ont été placés en garde à vue en attendant leur déferrement devant le parquet. Le procureur devrait, sauf surprise, requérir l’ouverture d’une information judiciaire, ce qui expliquerait leur présentation devant le juge d’instruction.
Vers une information judiciaire ?
Ce vendredi s’annonce donc déterminant. Le magistrat instructeur pourra soit inculper les intéressés et décider de leur placement sous mandat de dépôt, soit les placer sous contrôle judiciaire, voire ordonner leur liberté provisoire. En attendant, le dossier continue de faire grand bruit, notamment dans les rangs des professionnels des médias qui suivent de près l’évolution de cette affaire aux relents sensibles.
Amadou DIA (Actusen.sn)
