Coup d’arrêt inattendu au cœur du débat sur la dette publique. L’Assemblée nationale a décidé de reporter l’examen du projet de résolution destiné à appuyer la position du gouvernement en faveur de la non-restructuration. Initialement inscrits à l’agenda d’hier en commission, les travaux ont été renvoyés sine die.
Prévu ce mardi en commission, pour une séance plénière prévue demain jeudi, l’examen du projet de résolution soutenant la non-restructuration de la dette a été renvoyé à une date ultérieur
“La réunion de la commission des Finances de l’Assemblée nationale qui devait se tenir aujourd’hui (hier) a été reportée in extremis, après que leur recours à la voltige financière toxique a été étalé au grand jour”, confirme Thierno Alassane Sall, député non-inscrit.
Un report sans explication officielle, qui intervient dans un climat alourdi par les révélations sur une supposée « dette secrète »
Aucune justification officielle n’a été avancée pour expliquer ce report, qui touche également la séance plénière prévue demain jeudi sur le même sujet. Un silence qui alimente interrogations et spéculations dans un contexte déjà sous tension. Car ce contretemps intervient au moment où une polémique enfle autour d’une présumée « dette secrète », révélée par la presse internationale. Des accusations qui, bien que contestées par les autorités, continuent de nourrir le débat public et politique.
“Le Régime tenait pourtant là une opportunité idéale de clarifier les accusations graves de dissimulation portées à son égard. Il préfère laisser passer l’orage et fourbir ses arguties”, estime le député Thierno Alassane Sall »
“Le Régime tenait pourtant là une opportunité idéale de clarifier les accusations graves de dissimulation portées à son égard. Il préfère laisser passer l’orage et fourbir ses arguties. Avoir une majorité écrasante en nombre ne suffit plus pour masquer leur incompétence”, a ajouté le leader de la République des Valeurs. Dans ce climat chargé, le report des discussions parlementaires apparaît comme un signal troublant. Entre volonté d’apaisement, besoin de clarification ou stratégie politique, le flou demeure total.
Amadou DIA (Actusen.sn)
