Face à un auditoire attentif, Macky Sall n’a pas esquivé les questions liées aux épisodes de tensions qui ont secoué le Sénégal ces dernières années. Revenant sur cette période agitée, il a tenu à rappeler le contexte dans lequel il a exercé le pouvoir.
«J’ai, pendant 12 ans, fait face à des défis, dont cette violence qui est apparue de façon très grave au Sénégal. Les gens ont voulu, profitant d’une situation particulière, utiliser la violence pour arriver au pouvoir. Ce que je ne pouvais pas accepter en tant que président de la République, parce que j’ai prêté serment de défendre les institutions de la République, de défendre la démocratie », a-t-il déclaré.
Dans la foulée, l’ancien président a dressé un tableau sombre des actes qu’il qualifie de dérives violentes : « Ils ont brûlé des maisons de citoyens, ciblé des sièges d’organes de presse qu’on a saccagés, menacé des juges, menacé des hommes politiques, des ministres, brûlé leur maison, détruit les chantiers du train express national, les chantiers du BRT, brûlé l’Université de Dakar. »
Poursuivant son propos, Macky Sall évoque même des attaques meurtrières : « Il y a eu des actions terroristes sur des cars de transport public, où des personnes sont décédées. » Pour lui, à ce moment précis, « la survie de la République était engagée ». Face à cette situation, il assume la riposte de l’État : « L’État du Sénégal a donc fait face à cette violence, a ramené la paix et les dossiers ont été confiés à la justice. »
Actusen.sn
