Coup de filet à la plage de Grand Mbour. Trente-quatre (34) migrants, dont des femmes et des mineurs, ont été interpellés par la brigade de recherches après l’échec d’une tentative de traversée vers l’Espagne. Une opération qui met en lumière les risques persistants de l’émigration irrégulière et l’activisme des réseaux.
Les éléments de la brigade de recherches ont procédé à l’interpellation de trente-quatre (34) individus sur la plage de Grand Mbour, dans le quartier de Diamaguène 2. Parmi eux figurent vingt (20) femmes, un bébé de six (06) mois et une fillette âgée de onze (11) ans, signe de la vulnérabilité croissante des profils impliqués dans ces tentatives de migration clandestine.
Parmi les 34 candidats, figurent vingt (20) femmes, un bébé de six (06) mois et une fillette âgée de onze (11) ans
Selon les premiers éléments de l’enquête, le groupe est composé de quatorze (14) ressortissants gambiens, deux (02) Ivoiriens, trois (03) Guinéens (Conakry), sept (07) Maliens et huit (08) Sénégalais. Cette interpellation fait suite à un renseignement signalant un probable départ imminent de migrants depuis Mbour. Mais à l’arrivée des forces de sécurité, l’organisateur présumé était introuvable. Les capitaines de l’embarcation, quant à eux, ont réussi à prendre la fuite.
Le groupe est composé de quatorze (14) ressortissants gambiens, deux (02) Ivoiriens, trois (03) Guinéens (Conakry), sept (07) Maliens et huit (08) Sénégalais
D’après les témoignages recueillis sur place, les migrants auraient initialement quitté la Gambie et passé trois (03) jours en mer avant d’accoster à Mbour. Leur pirogue, en difficulté au cours de la traversée, aurait commencé à prendre de l’eau, contraignant le capitaine à faire demi-tour sur insistance des passagers.
Si les migrants auraient initialement quitté la Gambie et passé trois (03) jours en mer avant d’accoster à Mbour, ils ont tous reconnu vouloir rallier l’Espagne dans l’espoir d’améliorer leurs conditions de vie
Interrogés sur les raisons de leur présence, tous ont déclaré vouloir rallier l’Espagne dans l’espoir d’améliorer leurs conditions de vie. Les mis en cause pourraient être mis à la disposition de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT), afin de remonter la filière et identifier les principaux organisateurs de ce voyage avorté. Informé des faits, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mbour a ordonné l’audition de l’ensemble des candidats à l’émigration. Une enquête est actuellement en cours.
Actusen.sn
