Nouvel épisode dans les relations tendues entre la municipalité de la Médina et l’État central. Le maire Bamba Fall dénonce des travaux engagés sans autorisation par Ageroute sur des sites sensibles, dont la Rue 11×22 et le stade Stade Iba Mar Diop. Il exige leur arrêt immédiat, brandissant le respect des prérogatives communales.
Le Maire de la Médina a engagé une bataille pour obtenir l’arrêt des travaux entrepris par l’Ageroute dans sa commune. Dans une correspondance adressée au Directeur général de la Direction de la surveillance et de contrôle de l’occupation du Sol (DSCOSS), datée du 4 mai dernier, dont Source A a obtenu copie, Bamba Fall dénonce des travaux entamés « sans autorisation préalable » sur le site communal de la Rue 11×22, un espace pourtant placé sous la juridiction de la collectivité territoriale.
Dans une correspondance adressée au Directeur général de la Direction de la surveillance et de contrôle de l’occupation du Sol, le Maire de la Médina demande à la DSCOSS d’arrêter les travaux en cours sur le site communal de la Rue 11×22, ainsi que le Stade Iba Mar Diop
Selon l’édile, aucune autorisation de démolition ni de construire n’a été délivrée, ni pour ce site ni pour le stade Stade Iba Mar Diop, autre point névralgique concerné par les interventions en cours, qui rentre notamment dans le cadre des préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Une situation qu’il juge inacceptable et révélatrice d’un « passage en force » de l’administration centrale sur les compétences locales.
Bamba Fall dénonce des travaux entamés par l’Ageroute « sans autorisation préalable », une situation qu’il juge inacceptable et révélatrice d’un « passage en force » de l’administration centrale
Dans sa lettre, le maire demande purement et simplement l’arrêt des travaux, le temps de « résoudre ce problème » qui, au-delà de l’aspect administratif, cristallise une défiance persistante entre la Médina et les autorités étatiques. « Je vous prie de bien vouloir arrêter ces travaux », écrit-il, tout en rappelant les règles d’urbanisme et de gouvernance locale.
Ce nouvel accrochage s’inscrit dans un climat déjà marqué par des frictions répétées entre Abass Fall et le pouvoir central, sur fond de divergences politiques et de gestion des projets publics.
Amadou DIA (Actusen.sn)
