Le président de PASTEF-Les Patriotes, Ousmane Sonko, a révélé avoir proposé à plusieurs reprises au président Bassirou Diomaye Faye une solution politique visant à préserver l’unité au sommet de l’État.
« À trois reprises, je lui ai dit : si tu considères que ma présence à la Primature pose problème ou te fait de l’ombre, discutons-en sereinement. Je suis prêt à me retirer et à rejoindre l’Assemblée nationale. PASTEF demeure le parti majoritaire et nous pouvons désigner un autre Premier ministre issu de nos rangs pour poursuivre la mise en œuvre du projet », a-t-il déclaré ce mardi lors d’une rencontre avec la presse dans la foulée de la formation du nouveau gouvernement.
« À trois reprises, je lui ai dit : si tu considères que ma présence à la Primature pose problème ou te fait de l’ombre, discutons-en sereinement. Je suis prêt à me retirer et à rejoindre l’Assemblée nationale »
Selon le Président du parti Pastef, cette proposition avait pour objectif de préserver la cohésion entre les institutions tout en maintenant le cap politique défendu depuis l’accession au pouvoir. « Je lui ai expliqué que depuis l’Assemblée nationale, je pourrais continuer à accompagner l’action gouvernementale et soutenir les réformes engagées. À chaque fois, il a rejeté cette option, estimant que ma place était à ses côtés parce qu’il restait beaucoup de travail à accomplir », a-t-il affirmé.
« Lorsque je suis rentré chez moi, il m’a envoyé un message pour m’informer qu’il allait annoncer la décision qu’il avait prise de me limoger »
Revenant sur les circonstances de son départ de la Primature, Ousmane Sonko soutient avoir été informé de la décision présidentielle peu avant son officialisation. « Lorsque je suis rentré chez moi, il m’a envoyé un message pour m’informer qu’il allait annoncer la décision qu’il avait prise. Quelques minutes plus tard, j’ai vu Oumar Samba Ba procéder à la lecture du décret mettant fin à mes fonctions de Premier ministre », a-t-il indiqué.
« J’avais même demandé qu’on se donne 24 à 48 heures pour discuter des modalités pratiques de cette transition »
Pour le leader de PASTEF, cette rupture aurait pu être gérée dans un cadre concerté. « Nous aurions pu régler cette question de manière amiable. J’avais même demandé qu’on se donne 24 à 48 heures pour discuter des modalités pratiques de cette transition. Cette possibilité n’a pas été retenue », a-t-il regretté. Malgré les divergences apparues ces dernières semaines, Ousmane Sonko assure avoir toujours privilégié le dialogue. « Je me suis fixé une règle : la rupture ne viendrait jamais de moi. Jusqu’au bout, j’ai cherché une solution politique fondée sur la discussion et le respect des institutions », a-t-il conclu.
Actusen.sn
