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Entretien exclusif avec le Vice-président de la Commission Education…de l’Assemblée nationale sur les fuites au Bac

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Après la fuite présumée aux différents sujets de l’examen du baccalauréat 2017, à défaut de faire parler la Présidente de la Commission Sports, Education, Jeunesse et Loisirs de l’Assemblée nationale, Sira Ndiaye, Actusen.com a pu décrocher, son vice-président, Abdoulaye Ndiaye.

Membre de la Commission Education du Parlement de l’Union Africaine (Ua), Abdoulaye Ndiaye appelle à l’introspection et une reconversion des valeurs du Sénégalais. Mieux, a-t-il préconise la mobilité des agents de l’Etat à certains postes de responsabilités comme c’est le cas dans la Police et les autres Corps paramilitaires.

Aussi, a-t-il, par la suite, invité au respect des secrets, gage de la stabilité sociale du pays. Par la même occasion, Abdoulaye Ndiaye préconise des sanctions contre les responsables présumés de cette fuite au baccalauréat et une enquête poussée. Pour lui, le pays est obligé et condamné sans quoi…

Toutefois, dit Abdoulaye Ndiaye impuissant, l’Assemblée que constater les dégâts et essayer de voir ce q’uil faut pour remédier à d’nventuelles situations…

Voici, à cet effet, ses propos repris in extenso par Actusen.com.

Fuite au Baccalauréat…

«C’est un sentiment de regret. Nous commençons à être habitués à cette situation. En vérité, je crois que cela pose, surtout, la question des valeurs. Parce que je considère qu’à ce niveau de responsabilités, nous ne pouvons pas nous permettre, régulièrement, ce genre de situations. Travailler pendant 9 mois et arriver au terme pour organiser des évaluations et se retrouver dans cette situation, c’est déplorable et regrettable».

Légèreté…

«C’est la dégradation des valeurs. Tout est articulé autour du matériel et de l’argent. Et toutes les pistes sont permises pour arriver à ce dessein. C’est regrettable. Parce que je ne peux pas comprendre la situation, dans laquelle nous évoluons. Nous devons quand bien même nous garder de divulguer certaines informations importantes pour la stabilité du pays. Il faut que les gens aient raison garder et que nous évitions de nous adonner à de telles situations».

Ce qu’il faut pour…

«Il faut faire une introspection. Le mot pourrait être fort, mais il faut une reconversion des mentalités. Nous sommes obligés et condamnés. Le Sénégalais doit retrouver ses valeurs. Qui, par le passé, faisaient de lui, quelqu’un de respectueux avec une bonne presse au niveau international. Aujourd’hui, partout à travers le monde, les gens disent que le Sénégalais a vraiment changé. Et…dans le mauvais sens».

Office du Bac

«Il y a certains services comme à la Police par exemple, les gens ne durent pas autant dans le même poste pendant 10 ans ou plus. Il faut en faire de même dans ce Service-là (Office du Baccalauréat). C’est un service très stratégique, qui joue un rôle important dans le système éducatif du Sénégal. Mettre à la place des hommes de valeurs dans quel que poste de recrutement que ce soit. L’Office du Bac est discrédité, maintenant. Pourtant, il y a d’honnêtes citoyens qui sont là-bas. Mais…»

Le cas Babou Diaham…

«C’est le dernier maillon de la chaîne. Babou Diaham ne donne que des directives…»

Rigueur dans le travail…

«Le contrôle doit devenir très rigoureux. S’il le faut, intégrer les Forces de l’ordre pour sécuriser les épreuves de tous les examens et concours nationaux. On ne sait pas le moment ou le jour que les épreuves, objet de la fuite, seront reprises. Et comme le calendrier républicain n’attend pas, vous voyez ce que cela va causer comme problèmes. C’est un impact négatif de la gestion de l’examen du baccalauréat».

Reprise du Bac…

«Etant donné qu’il y a eu une fuite et que les autorités compétentes ont décidé d’arrêter les épreuves. A cet effet, il va falloir composer à nouveau. Tout dépendra du niveau d’informations. Si les gens constatent que c’est toute la chaîne, il faudra, dans ce cas, reprendre les épreuves». A défaut, reprendre tout l’examen».

Couts élevés de l’organisation…

«Nul n’a le monopole du savoir. Dans ce pays, il faut que les gens apprennent à discuter et échanger autour de l’essentiel. Je crois que si on le comprend, ainsi, les risques seront moindres. Par contre, si on veut se suffire à soi-même, naturellement, on continuera à voir les mêmes difficultés. Et si l’examen est repris, intégralement, c’est d’autres moyens financiers qui seront mobilisés».

Sanctions encourues…

«La question doit être prise au sérieux. Les «fauteurs» sanctionnés. Ils ne doivent pas rester impunis. S’il y a lieu de sanctionner, il faut le faire. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, depuis quelque temps».

Propositions de la Commission Education…

«C’est au niveau de l’Exécutif que les décisions se prennent. A l’Assemblée nationale, ce que nous pouvons faire, c’est observer. Chercher à avoir les bonnes informations. Essayer de voir avec les autorités concernées ce qui est possible de faire pour remédier à cette situation.

Aussi, nous allons porter la bonne information aux concernés. L’Assemblée nationale ne peut pas prendre des décisions pour contraindre les responsables à faire quoi que ce soit. Mais la Commission Education va essayer de voir ce qui est possible de faire. S’il y a lieu de faire un communiqué pour informer l’opinion publique nationale et internationale, nous allons le faire dans les prochaines heures….»

Gaston MANSALY (Actusen.com)

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