Le dossier relatif au meurtre de Modou Mbacké Ndiaye continue de livrer de nouveaux éléments. Le 29 avril 2026, les services de police ont conduit devant le parquet Ameth Ndao, poursuivi pour les faits d’association de malfaiteurs, de recel, de complicité de vol en réunion commis la nuit avec violence et d’usage de moyens roulants ayant entraîné la mort ainsi que pour blanchiment de capitaux. Les faits remontent au 5 juin 2025, au quartier Afia 6, où le convoyeur de fonds avait été violemment attaqué par des individus circulant à moto. Armés d’armes blanches, ils lui avaient arraché un sac contenant plus de 8 millions de F Cfa. Gravement blessé lors de l’agression, il avait succombé dans la nuit.
L’enquête ouverte à la suite de ce crime avait déjà permis l’interpellation de plusieurs suspects. L’un d’eux, Mouhamed Ndiaye, surnommé Billy Boy, avait indiqué s’être réfugié chez Ameth Ndao après les faits. Il affirmait lui avoir remis une partie du butin, soit 1 300 000 F Cfa. Dans ses déclarations, il soutenait également que ce dernier lui aurait suggéré de recourir à un marabout pour étouffer l’affaire des propos qui ont contribué à orienter davantage les investigations. Une perquisition effectuée au domicile d’Ameth Ndao, alors qu’il était en fuite, avait permis de saisir plusieurs objets, dont de nombreux effets vestimentaires, une cagoule noire ainsi que des équipements électroménagers.
Interpellé par la suite par les éléments du commissariat de Diamaguène Sicap Mbao, le suspect a été entendu dans le cadre de cette procédure. Lors de son audition, il a reconnu avoir hébergé Mouhamed Ndiaye et avoir reçu une somme d’argent, tout en niant toute participation directe au meurtre. Malgré ces dénégations partielles, les éléments recueillis ont été jugés suffisants pour justifier son placement en garde à vue, avant sa présentation au parquet. Cette affaire, marquée par une violence particulièrement choquante, continue de révéler ses ramifications. Les investigations se poursuivent afin de situer toutes les responsabilités et de faire toute la lumière sur ce crime.
Aïssatou TALL (Actusen.sn)
