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Afrique du Sud: la course à la succession de Jacob Zuma s’annonce serrée

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En Afrique du Sud, la course à la présidence de l’ANC de plus en plus serrée. Le parti au pouvoir doit élire son prochain leader dans dix jours. Une élection cruciale puisque celui qui prendra la tête de l’ANC succèdera probablement au président Jacob Zuma à la tête du pays lors de la prochaine présidentielle. Cyril Ramaphosa, le vice-président du pays, et Nkosazana Dlamini-Zuma, l’ex-présidente de la commission de l’Union africaine, sont les deux favoris. Et avec les votes des dernières fédérations provinciales de l’ANC, Cyril Ramaphosa prend de l’avance.

Cyril Ramaphosa arrive donc en tête avec le soutien de 1 862 fédérations contre 1 309 pour Nkosazana Dlamini-Zuma. Il est le candidat préféré de cinq des neuf provinces que compte le pays. Pour sa part, l’ex-présidente de la Commission de l’UA a le soutien des plus grosses provinces, notamment le Kwazulu Natal, sa province d’origine ainsi que celle du président Jacob Zuma.

Pour Anthony Butler, de l’université du Cap, cette avance est une véritable surprise : « La position de Ramaphosa semble plus forte que prévue, notamment parce qu’il a réussi à obtenir le soutien de près de 200 fédérations au Kwazulu Natal qui est une province que tout le monde croyait entière acquise à Dlamini Zuma. »

La partie est néanmoins loin d’être gagnée pour Cyril Ramaphosa, qui représente l’aile réformatrice de l’ANC. D’une part parce que les fédérations – qui vont envoyer leurs délégués voter pour leur candidat favori lors du congrès national du parti dans dix jours – n’ont pas toutes le même poids. Certaines sections envoient plus d’un délégué.

Et surtout parce que le vote se tient à bulletin secret. Les délégués bien qu’ils soient tenus de voter pour le choix de leurs fédérations ont le dernier mot une fois dans l’isoloir. Une porte ouverte au lobbying et aux achats de voix. C’est la porte ouverte aux dérives, selon l’analyste politique Ivor Sarakinsky : « Cela veut dire que les délégués peuvent percevoir de l’argent en échange de leur vote et se faire corrompre par un camp ou par un autre qui aurait besoin de voix supplémentaire. L’ANC n’a jamais caché que ce phénomène d’achat de voix existait et était un réel problème. Et leurs leaders dénoncent régulièrement cette pratique. »

Au total, 5 240 délégués de l’ANC vont devoir voter pour élire le leader d’un parti qui n’aura jamais été autant divisé.

Avec RFI

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