InternationalArmes chimiques: une réunion spéciale de l'OIAC aux Pays-Bas

Armes chimiques: une réunion spéciale de l’OIAC aux Pays-Bas

Date:

Partager :

- Advertisement -

Un ex-espion russe et sa fille attaqués en pleine ville en Angleterre, des populations civiles bombardées en Syrie… Les armes chimiques sont de retour, alors qu’elles faisaient jusqu’ici l’objet d’une interdiction absolue dans le monde entier. Et cette tendance inquiète beaucoup l’immense majorité des pays de la planète, qui se réunissent à partir d’aujourd’hui à La Haye. Des Etats membres souhaite y faire un pas historique en donnant aux experts de l’OIAC le pouvoir de déterminer les responsables d’une attaque chimique de grande ampleur.

Dès le début de l’affaire Skripal, les Britanniques avaient saisi l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, afin d’identifier, sans contredit possible, la nature de la substance qui a failli coûter la vie aux deux Russes.

Les experts de l’OIAC n’ont pas tardé à isoler le novitchok, un incapacitant nerveux redoutable, mis au point dans les laboratoires militaires soviétiques.

Cependant, les règles actuelles de l’OIAC ne prévoient pas d’établir explicitement et publiquement les responsabilités, lorsque l’usage d’armes chimiques est constaté. Or, c’est précisément ce que Londres souhaite, et c’est la raison de la convocation en session spéciale d’urgence de l’instance d’orientation de l’OIAC, qui regroupe les 193 États-parties. D’après son directeur général Ahmet Uzumcu, l’OIAC est techniquement capable d’identifier les responsables d’une attaque à l’arme chimique. Il met la communauté internationale en garde contre l’inaction:  malgré le risque d’être accusé de politisation, « une culture de l’impunité ne peut pas se développer autour de l’utilisation d’armes chimiques ».

→ RELIRE: Armes chimiques: pour mieux comprendre l’OIAC et sa mission en Syrie

Ce n’est toutefois sans doute pas encore ici que Moscou sera officiellement montré du doigt alors que, pour beaucoup, les Russes ont aussi une part de responsabilité dans les attaques au chlore et au gaz sarin en Syrie.

Les gouvernements des pays de l’OIAC se disent profondément préoccupés de la recrudescence du recours aux armes chimiques, et de l’utilisation que pourraient en faire des groupes terroristes.

Rfi.fr

- Advertisement -

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents

Articles similaires

Enquête sur les événements polico-judiciaires de 2021 à 2024 : le procureur de la République fait le point 

Dans un communiqué publié le 2 octobre 2026, le procureur de la République près le Tribunal de grande...

Démantèlement d’un réseau de vandalisme et de vol de câbles Senelec : la Dic interpelle 7 personnes

La Division des investigations criminelles (DIC) a procédé à l’interpellation de sept (07) individus pour association de malfaiteurs,...

Affaire des billets noirs : l’oncle de Reug Reug met en cause son neveu dans l’audition 

Inculpé puis placé sous mandat de dépôt dans l’affaire dite des billets noirs, Ahmadou Bamba Ndiaye, alias Usine, ...

Vol de bijoux chez Eva Tra : 5 ans ferme requis contre les deux prévenus

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a examiné ce vendredi l’affaire du vol de bijoux commis le...