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Attentats au Burkina: Gnassingbé, Issoufou, Sidikou… visites officielles à Ouaga

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Trois jours après le double attentat de Ouagadougou, le travail d’enquête se poursuit et les premières visite de chef d’Etat commencent.

Dimanche, à l’ambassade de France ainsi qu’à l’état-major et dans ses alentours, les équipes de la police scientifique burkinabè et françaises se sont activées pour analyser les méthodes des terroristes, photographier les lieux et les abords des attentats et faire des prélèvements. Leur enquête déterminera peut-être s’il y a eu des complicités au sein même de l’armée pour faciliter ces attaques, comme beaucoup le soupçonnent.

Toute la journée et dans la soirée, on a pu voir des brigades de police et de gendarmeries en pick-up ou à pied marauder dans les rues de Ouagadougou. Il s’agit de sécuriser la capitale puisque ce matin à 9h30 et 10h arriveront successivement les présidents togolais Faure Gnassingbé, président en exercice de la Cédéao et nigérien Mamadou Issoufou.

Les deux chefs d’Etat seront précédés dans leur visite de soutien auprès des autorités burkinabè par le secrétaire permanent du G5 Sahel, le Nigérien Maman Sambo Sidikou qui lui aussi rencontrera le président Roch Marc Christian Kaboré à Kossiam. Ensuite, les visiteurs devraient se rendre sur les lieux des attentats pour constater l’ampleur des dégâts.

Ce double attentat, contre l’ambassade de France et de l’état-major, est le troisième en deux ans dans la capitale burkinabè. Alors ces attaques répétées marquent-elles une certaine faiblesse du système de renseignement et de lutte anti-terroriste burkinabè ? « Cela amène les uns et les autres à réfléchir sur les capacités de nos forces de sécurité. Ce n’est peut-être pas très reluisant pour le Burkina Faso, mais il faut le dire : nous sommes peut-être le maillon faible. Ce n’est pas très heureux de le dire, mais c’est la vérité », estime le chercheur Paul Koalga, spécialiste des questions terroristes dans la zone sahélienne. « Maintenant, il faut prendre conscience de cela, redoubler d’efforts et créer la résilience à ce niveau-là. Mais cela passe par des mesures courageuses. Il y a eu effectivement un forum pour faire l’inventaire de cette situation au Burkina Faso, mais on n’a pas encore les résultats. Les attaques répétées montrent que nous devons nous réorganiser. »

Rfi.fr

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