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Les réfugiés mauritaniens de 1989 lancent un appel à la Communauté internationale pour le règlement de leur dossier

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Dans le cadre de la commémoration des 29 ans de la déportation des négro-mauritaniens vers le Sénégal et le Mali, la Coordination des Organisations des réfugiés mauritaniens a organisé, ce lundi, à Dakar, une conférence de  presse pour manifester son indignation face au génocide du 09 avril 1989, à cause de son ampleur, de sa barbarie et des graves et massives violations des droits de l’homme.

«Notre statut de réfugié Apatride au Sénégal, depuis décembre 2016, dépasse tout entendement. Nous n’avons pas de papiers, nos enfants non plus et il est même impossible pour nos femmes de trouver du travail, faute de papier d’identification et si nous réclamons ces pièces d’identifications, c’est dans le simple but d’avoir du travail et non d’obtenir la nationalité sénégalaise, car nous nous sentons, exclusivement, de nationalité mauritanienne», a martelé le porte parole des réfugiés, Aldiouma Cissokho, qui, dans la foulée, a regretté la manière dont certaines personnes ont été massacrées lors de ces événements. 

«Ils ont profité de ces événements, pour déporter plus de 100 000 Mauritaniens chassés de leur terre et expulsés au Sénégal et au Mali. Elles (Ndlr : les autorités mauritaniennes) ne se sont pas arrêtées là, car elles ont procédé à près de 3000 arrestations de négro-mauritaniens et 500 soldats mauritaniens ont été exécutés et torturés dans des prisons», a ajouté porte-parole.

Cette rencontre à laquelle ont assisté des pères et mères de familles victimes de cet événement, a été l’occasion pour le coordonnateur Aldiouma Cissokho de revenir sur les raisons, pour lesquelles ses camarades ont été expulsés du pays de Mohamad Ould Abdel Aziz. «On nous a fait quitter, parce que le Gouvernement mauritanien nous a accusés d’être des immigrés sénégalais, qui sont  partis chercher du travail, alors que toutes nos familles sont des Mauritaniens», a-t-il éclairé, avant de déplorer le mutisme des autorités sénégalaises sur cette affaire. «On a fait plus de 6 mois de grève de faim et il n’y a aucune autorité, qui est venue nous rendre visite.  Et j’ai déposé plus de 5 demandes d’audiences auprès du Président de la République dont je n’ai pas reçu un accusé de réception».

Interrogé sur le nombre de personnes expulsées en Mauritanie, le Coordonnateur déclare que «l’Etat et le Haut Commissariat des Nations-unies ne parviennent pas à faire un recensement». Mais, ajoute-t-il, «dans notre entendement, avec les missions qu’on a faites dans les vallées, il y a, au minimum, 35 000 refugiés mauritaniens».

Mansour SYLLA, Stagiaire (Actusen.com)

 

 

 

 

 

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