ContributionFrance-Maroc : les choses sont remises en ordre

France-Maroc : les choses sont remises en ordre

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Plusieurs journalistes et patrons de presse marocains ( dont Habib El Malki, Président de la Chambre des Députés et figure de la vie politique marocaine, en sa qualité de Directeur de publication du groupe de presse de son parti politique, l’Union Socialiste des Forces Populaires) avaient été convoqués, entre le 08 et le 12 octobre 2018, par un tribunal parisien à la suite d’une plainte « pour injures » déposée par un pseudo-opposant marocain auto-exilé en France, sieur Mustapha Adib.

Ce à quoi, le Ministère marocain de la Justice avait officiellement protesté, le 03 septembre 2018, auprès du magistrat de liaison de l’Ambassade de France à Rabat, pour dénoncer « le non-respect de l’accord judiciaire liant les deux pays ».

Au cœur du débat, une lettre de convocation à des fins de mise en examen adressée par un juge d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris, qui avait été envoyée directement aux intéressés au lieu de transiter par les canaux diplomatiques puis par le Ministère marocain de la Justice.

La plainte de Mustapha Adib concerne une vieille affaire datant de juin 2014 lorsque celui-ci « rend visite » au Général Abdelaziz Bennani, en convalescence, à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris alors qu’il avait en mains un pot d’orchidée (fleur mortuaire) et une lettre d’insultes en arabe qu’il comptait remettre en mains propres à son destinataire le traitant de « nain », de « rat », de « lâche » et de « criminel » ainsi qu’une caméra pour filmer son exploit, avant d’être refoulé in extremis par une nièce et un médecin marocain du malade, qui l’avaient reconnu.

A noter que les journalistes marocains visés par la plainte de Mustapha Adib pour pseudo-injures avaient à l’époque dénoncé un « acte profondément indigne », une « agression immorale » qui « tend à la barbarie ». Une plainte du sieur Mustapha Adib qui a soulevé une vive réaction des Marocains et des autorités marocaines.

Or, ce procès n’aura finalement pas lieu ainsi en a décidé, le 10 septembre 2018, le Ministère Public français qui en a informé Aïda Traoré, vice-Présidente chargée de l’instruction au Tribunal de Grande Instance de Paris (TGI), au motif de l’irrecevabilité des plaintes de Mustapha Adib pour caducité.

La réaction de Mustapha Adib à cette décision est tombée sur son compte Facebook où il charge la magistrate Aïda Traoré en l’accusant de ne pas avoir réactivé le dossier des plaintes tous les trois mois, à chaque fois que leur échéance était arrivée à terme et donc, en conséquence, d’être à l’origine de l’annulation des charges. Autant dire que nul n’échappe aux invectives de Mustapha Adib !

Farid Mnebhi.

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