International«Grand débat»: la CGT veut faire entendre ses revendications sur le...

«Grand débat»: la CGT veut faire entendre ses revendications sur le bitume

Date:

Partager :

- Advertisement -

La CGT appelle à manifester un peu partout ce mardi 5 février en France. Des préavis de grève ont été déposés dans la fonction publique, à la RATP et à la SNCF.

Comme les « gilets jaunes », la CGT réclame des hausses de salaire et davantage de justice fiscale. Et comme une partie des protestataires mobilisés depuis bientôt trois mois, le syndicat préfère le faire sur le bitume plutôt que dans le cadre du « grand débat national » lancé par l’exécutif. Une initiative que la centrale boycotte, de la même manière qu’elle compte bouder la rencontre syndicats-patronat prévue à Matignon mercredi.

Estimant qu’il ne suffit plus d’être écouté, la CGT passe donc à la vitesse supérieure. Des préavis de grèves ont été déposés dans la fonction publique, à la RATP et à la SNCF, notamment, et des manifestations sont prévues un peu partout en France.

Mais toutes les organisations ne lui emboîtent pas le pas. Solidaires s’est associé à l’appel, de même que les partis d’extrême gauche (NPA, PCF et La France insoumise). La CFDT, en revanche, n’est pas de la partie. Quant à Force ouvrière, sa position est pour le moins ambiguë. Certaines branches ou sections locales organisent des actions. C’est le cas de FO Fonction publique qui a entamé dimanche 3 février une marche symbolique pour défendre les services publics de proximité (écouter le reportage). Mais la confédération, elle, trempe un orteil pour prendre la température. Elle soutient la grève sans appeler à y participer.

Reste à savoir ce que comptent faire les « gilets jaunes ». Eric Drouet, l’une des figures du mouvement, appelle à la grève générale ce mardi, sans toutefois citer la manifestation de la CGT. Le secrétaire général du syndicat Philippe Martinez prédit des défilés jaunes et rouges dans une trentaine de départements, assurant que des convergences existent déjà. Une convergence qu’il n’entend pas officialiser, faute de leader national côté « gilets jaunes ».

Les «gilets jaunes», c’est l’expression d’une partie de la population qui en a ras-le-bol en termes de pouvoir d’achat, qui en a ras-le-bol de plus avoir de services publics de proximité. Et donc c’est bien qu’ils se rendent compte que ceux qui peuvent fédérer, ce sont les syndicats. Et si des «gilets jaunes» veulent se joindre à notre périple, ils sont les bienvenus.
- Advertisement -

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents

Articles similaires

Jaxaay : interpellation d’un individu pour détournement de mineur et viols répétitifs sur une fille de 13 ans

Le Commissariat d’arrondissement de Jaxaay a procédé à l’interpellation d’un individu pour détournement de mineur et viols répétitifs...

PASTEF dénonce l’annulation de l’autorisation de sa journée de lancement à Ndiaganiao : le ministre de l’intérieur interpellé

L’autorité administrative a annulé l’autorisation précédemment accordée à la section communale de PASTEF-Les Patriotes de Ndiaganiao pour l’organisation...

Arrêté par la Dic pour avoir détourné plus d’un milliard de F Cfa : un comptable étranger invoque son train de vie élevé

Dans le cadre de ses fonctions de comptable, un ressortissant étranger a été interpellé par la Division des...

Activité de vente des cartes de membres de Pastef à Ndiaganiao : encore un coup dur pour Sonko et Cie  

Le lancement de la vente des cartes de membre de PASTEF Les Patriotes, initialement le 5 septembre prochain...