Visiblement les trois mois n’ont pas suffit aux conducteurs des deux-roues. D’ailleurs, ces derniers avaient, récemment, invité les autorités à prolonger le délai pour les immatriculations. Un vœu qui a été exaucé. Yankhoba Diémé a annoncé ce mardi une prorogation de 2 mois pour permettre aux détenteurs de ces moyens de transport d’être en règle. « En raison de la forte affluence constatée dans les services régionaux et des nombreuses demandes encore en attente, le Premier Ministre a consenti à une prorogation exceptionnelle de 02 mois, soit jusqu’au 25 mai 2025 », a, en effet, informé le ministre des infrastructures, des transports terrestres et aériens lors d’une rencontre avec la presse.
Cependant, s’empresse t-il de préciser, « au-delà de cette date, aucune autre prorogation ne sera accordée. J’invite donc tous les propriétaires de véhicules deux-roues qui ne l’ont pas encore fait à se rendre immédiatement dans les services compétents pour immatriculer leur moto. C’est une seconde chance pour se conformer aux exigences légales sans risquer d’amendes ni l’immobilisation pure et simple de leur véhicule par les forces de défense et de sécurité ». À compter du 25 mai 2025, insiste-t-il, « aucune dérogation ni tolérance ne sera accordée. En plus claire, à compter du 25 mai 2025, toute moto non immatriculée sera considérée en infraction et fera l’objet de sanctions immédiates, incluant des amendes et l’immobilisation du véhicule par les forces de défense et de sécurité ».
Concernant les statistiques après ces trois mois de campagne, le ministre a informé que 88 751 ont été validés contre seulement 18 600 validés en 2024. 109 631 dossiers ont été enrôlés en 3 mois. « Nous avons immatriculé en deux mois d’opération coup de poing près de 05 fois plus durant les 12 mois de 2024. Ce bond considérable témoigne de la forte adhésion des usagers à cette démarche », se réjouit le ministre Yankhoba Diémé qui souligne, dans la foulée qu’en moyenne, 6 339 dossiers validés par région. Au niveau national, la moyenne est estimée à 88 751 dossiers validés.
Dakar vient en tête pour le plus grand nombre de dossiers enrôlés. Mais, elle occupe la deuxième place sur la liste des régions qui ont validé le plus grand nombre de dossiers. En effet, pas moins de 19827 dossiers ont été enrôlés à Dakar pour 12776 validés. Ziguinchor a enregistré le plus grand nombre de dossiers validés: 12 842 dossiers validés sur 12942 dossiers déposés soit 100 dossiers rejetés. Pour sa part, Thiès a validé 10 278 dossiers sur les 11836 dossiers qui ont été enrôlés. Pendant ce temps, Kaolack a validé 10 281 dossiers sur les 10914 dossiers enrôlés. Bref, les régions avec les meilleurs taux de validation se classent comme suit : Ziguinchor (99%) ; Fatick (96%) ; Kaolack (94%) ; Louga (93%) et Thiès (87%).
Cette situation s’explique selon le ministre par « l’appropriation et la prise en main des opérations par l’administration territoriale, notamment les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets que nous félicitons au passage, une forte sensibilisation auprès des usagers dès le début de la campagne, un accompagnement efficace pour faciliter l’enregistrement et une bonne organisation des services d’immatriculation, réduisant le nombre de dossiers rejetés ».
Un nombre important de dossiers rejetés ont été rejetés dans trois régions: Saint-Louis (64%) ; Dakar (64%) et Sédhiou (65%). Selon le ministre des infrastructures, des transports terrestres et aériens, cette situation s’explique principalement par « l’absence de pièces justificatives essentielles (certificat de vente, facture, CMC, etc.). Une analyse détaillée révèle que le problème de légalisation du certificat de vente est la première cause de rejet, avec 13 223 dossiers refusés, soit 63% des cas. Ce constat met en évidence la nécessité de mieux encadrer l’importation et la vente des deux-roues afin de garantir leur conformité administrative ».
Actusen.sn