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Immobile, le Soulier d’Or raconte ses secrets

Avec 36 buts en Serie A, Ciro Immobile a succédé à Lionel Messi au palmarès du Soulier d’Or.

A 30 ans, Ciro Immobile a trouvé sa vitesse de croisière. Il frappe désormais à une trentaine de reprises par saison avec la Lazio. Après une saison 2017-2018 prolifique à 41 buts toutes compétitions, l’international italien a totalisé 39 buts toutes compétitions confondues en 2019-2020 ! Ses 36 réalisations en Serie A lui ont permis de finir Soulier d’Or, pour devancer des Cristiano Ronaldo et Lionel Messi qui trustent ce palmarès depuis 10 ans.

«Je n’aime pas rester devant, dans l’axe»

«Sans Ballon d’Or cette année, le Soulier d’Or possède une valeur supplémentaire», se réjouit ainsi le natif de Naples dans une interview accordée à France Football. L’occasion pour le joueur lancé à la Juventus d’évoquer son style de jeu, lui qui a appris de David Trezeguet, qu’il a côtoyé chez les Bianconeri: «Je suis atypique, je ne suis pas un avant-centre de surface ni un attaquant de soutien. Je n’aime pas rester devant, dans l’axe, j’aime bien bouger sur le front de l’attaque. Par conséquent, on me parle plus de Paolo Rossi, de Toto Schillaci, une autre génération d’attaquants».

S’il n’est donc pas un avant-centre fixe, malgré son gabarit (1,85 m, 80 kg), le mobile Immobile est insaisissable dans la surface de réparation pour échapper aux défenseurs et se mettre en position de frappe. Il explique ainsi qu’il a «toujours tout misé sur le timing et la maîtrise de l’espace» et qu’il s’entraîne toujours «à faire le bon appel, à [se] jeter dans l’intervalle, à [se] créer de l’espace, même quand le défenseur ne [le] laisse pas [se] retourner». Un «football simple», comme il le résume.

Le souci des joueurs italiens à l’étranger

Capocannoniere en Serie A, Ciro Immobile n’a toutefois pas réussi à l’étranger. Après avoir tout cassé avec le Torino en 2013-2014 (34 matches, 23 buts), Ciro Immobile n’a pas brillé au Borussia Dortmund (34 matches en 2014-2015, 10 buts), lors de la dernière saison difficile de Jürgen Klopp, et il ne s’est pas relancé lors d’une demi-saison à Séville (15 matches en 2015-2016, 4 buts). Il estime que, à l’exception de Marco Verratti au PSG, les joueurs italiens ont «beaucoup de mal à l’étranger» pour s’adapter. Tant pis. Son retour dans le calcio, en 2016, fait le bonheur de la Lazio et de la sélection.

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