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L’ETA fournit aux autorités françaises une liste de cache d’armes

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L’organisation séparatiste basque espagnole a remis samedi à la police française une liste de plusieurs caches d’armes et d’explosifs, qui constitueraient ce qu’il reste de l’arsenal d’ETA.

Une liste de 12 caches d’armes situées dans le département des Pyrénées-Atlantiques, dans le Sud-Ouest de la France, a été fournie samedi 8 avril par l’organisation séparatiste basque espagnole ETA aux autorités françaises. La remise a été effectuée par l’intermédiaire d' »artisans de la paix » de la Commission internationale de vérification (CIV), une structure indépendante, a indiqué son porte-parole, le Srilankais Ram Manikkalingam, professeur en sciences politiques à l’Université d’Amsterdam, aux Pays-Bas. « Cette étape de neutralisation d’un arsenal d’armes et d’explosifs est un grand pas », un « jour incontestablement important », a réagi samedi le ministre de l’Intérieur Matthias Fekl.

Ces caches d’armes et d’explosifs constitueraient ce qu’il reste de l’arsenal d’ETA. D’après des experts de la lutte antiterroriste, l’arsenal d’ETA comprendrait environ 130 armes de poing et deux tonnes d’explosifs, pour l’essentiel volées en France. Selon ces experts, ETA est « à l’agonie et le mouvement clandestin compterait tout au plus encore une trentaine de membres ». L’organisation séparatiste classée comme « organisation terroriste » par l’Union européenne (UE) avait annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi, dans un communiqué à la BBC, son « désarmement total » pour le samedi 8 avril.

Dans un communiqué commun, les gouvernements autonomes du Pays Basque espagnol (Euskadi) et de la Navarre, ainsi que la Communauté d’Agglomération Pays Basque français, présidée par un élu de centre-droit, Jean-René Etchegaray (UDI), ont expressément soutenu vendredi la démarche de la Commission internationale de vérification.

ETA (Euskadi Ta Askatasuna, Pays Basque et Liberté), née en 1959 dans la lutte contre le franquisme, a renoncé en octobre 2011 à la lutte armée, après 43 ans de violences au nom de l’indépendance du Pays Basque et de la Navarre et 829 morts attribués à son mouvement clandestin. Jusqu’à présent, ETA refusait son désarmement et sa dissolution exigés par Madrid et Paris, réclamant une négociation sur ses membres détenus. Ces derniers sont au nombre de 360, une centaine purgeant des peines de plus de dix ans de prison.

Avec AFP

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