ContributionMes mots pour «Jubanti» Mouth Bane

Mes mots pour «Jubanti» Mouth Bane

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Dans une de ses récentes sorties Mouth Bâne déclare que l’arrestation de Khalifa Sall se justifierait par l’existence d’un sondage qui donnerait le président Sall perdant en 2017 et 2019. Au-delà du fait qu’il soit, curieusement, le seul parmi les quatorze millions de sénégalais à être au courant de ce sondage malgré le développement exponentiel des technologies de l’information et de la communication qui ont fini de réduire les distances pour faire des Etats unies d’Amérique un quartier de Dakar, cette sortie a quand même le mérite de nous faire une idée sur l’apprenti politique Bane.
D’abord par sa sortie cet homme montre qu’il n’est pas au diapason des véritables enjeux, réalités, et dynamiques nouvelles qui touchent le monde politique. Les victoires récentes de Donald Trump aux Etats unis, de François Fillon et Benoît Hamon en France, respectivement  lors des primaires du parti Les Républicains et du parti socialiste ont provoqué  des soubresauts qui jettent le discrédit sur les instituts de sondage et remettent en cause les méthodes et stratégies dont usent ces spécialistes de la météo politique. Aussi un homme politique qui se respecte  devrait-il considérer avec beaucoup de précaution les résultats d’un sondage qui plus, est réalisé par un institut américain qui ignore totalement les réalités sociologiques sénégalaises.
L’autre enseignement de taille que Mouth Bane lui-même devrait tirer de son sondage venu du pays de l’oncle Sam c’est celui de sa représentativité politique. Il devrait avoir le courage et l’honnêteté intellectuelle de donner aux sénégalais  la place qu’il occupe dans ce sondage. Sur ce point son silence est bruyant ; on n’a pas besoin de sondage pour comprendre que M. Bane et son parti n’existent qu’à travers les médias. Sa représentativité politique est granulaire ; il est incapable de mobiliser une moto Jakarta.  Les sénégalais ne sont pas amnésiques et ils savent discerner la bonne graine de l’ivraie.  On se rappelle du mercenaire de la plume qui a vendu ses services au journal « Il est midi » et au sîte de Habré chargé de jeter le discrédit sur les victimes du dictateur.
Au demeurant, cet homme qui ne doit son existence politique qu’à ses sorties médiatiques doit comprendre que ses attaques ad hominem n’empêcheront point  le Macky de déferler pour inonder le pays de réalisations socio-économiques au grand bénéfice des populations sénégalaises.
Khadim Sylla
Coordonnateur de la COJER de Touba
Chercheur en analyse du discours
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