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RDC: Moïse Katumbi condamné à 36 mois de prison ferme

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En RDC, l’un des deux candidats déclarés à la présidentielle vient d’être condamné à 36 mois de prison. Moïse Katumbi était déjà poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat, accusé d’avoir recruté des mercenaires. Il avait eu néanmoins l’autorisation de se faire soigner à l’étranger. C’est donc par contumace que l’opposant a été condamné. Un verdict que ses avocats ne reconnaissent pas.
Tout a commencé par un bandeau sur Télé 50, une chaîne proche du pouvoir. 36 mois de prison dans l’affaire dite de la spoliation. « Il n’y a rien au greffe, mais Télé 50 a tendance à être au courant avant la justice », raillait ce matin l’un des avocats de la défense.

Ce mercredi soir, ils étaient plutôt en colère devant un jugement qu’ils ne reconnaissent pas.

Les avocats de Moïse Katumbi disent avoir demandé lundi à ce que le tribunal soit dessaisi, accusé de partialité.

Ils dénoncent également des pressions sur l’un des juges pour signer la décision du jour et rappellent avoir déposé plainte au nom de Moïse Katumbi et de son frère. Plainte pour faux et usage de faux.

Car c’est le fond de l’affaire : un citoyen grec, Alexander Stoupis, a porté plainte contre l’opposant qu’il accuse d’avoir acquis illégalement au début des années 2000 par le biais d’un faux contrat l’un des immeubles qui appartenaient à sa mère. Faux, répond la défense du candidat à la présidentielle. L’immeuble appartient à son frère depuis 1976.

« Une affaire privée »

Moise Katumbi et son frère ont donc porté plainte en retour contre le citoyen grec. Comparution directe le 11 juillet. Alexander Stoupis n’est pas un inconnu au Congo, puisqu’il a déjà porté plainte contre un autre opposant qui est aujourd’hui en prison, l’ancien bâtonnier Jean-Claude Muyambo, accusé lui d’abus de confiance, rétention de documents et menaces d’attentat.

Pour le porte-parole du gouvernement, il s’agit d’une affaire privée auquel l’Etat à travers le ministère public n’est pas mêlé.

Deux précisions toutefois apportées par Lambert Mendé : le ministre assure qu’il avait été bien demandé à l’opposant de rentrer pour comparaître mais qu’il a fait fi de cette requête. Quant à l’affaire de la pression sur un juge, Lambert Mendé s’étonne que des avocats puissent prétendre connaitre le secret des délibérations et rappelle que c’est le tribunal et non un juge qui rend une décision.

Actusen.com avec Rfi.fr

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