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Algérie: le Premier ministre promet un gouvernement d’ici la semaine prochaine

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A Alger, la mobilisation se poursuit contre le prolongement du quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Et cela, quelques jours après le retrait de sa candidature pour une cinquième présidence. Le président algérien a également annoncé le report sine die des élections présidentielles initialement prévues le 18 avril. Ce jeudi, c’est le nouveau Premier ministre qui a fait de nouvelles annonces. Noureddine Bedoui a déclaré que le gouvernement serait formé d’ici la semaine prochaine.

Noureddine Bedoui a expliqué que le gouvernement serait composé de technocrates et qu’il sera représentatif de la société, avec des jeunes et des femmes. Il a répété que les portes étaient ouvertes à l’opposition. Le Premier ministre a affirmé que les autorités avaient entendu les revendications de la jeunesse algérienne et que ces revendications seraient les lignes directrices du nouveau gouvernement.

Ce nouveau gouvernement sera chargé des affaires courantes, des institutions, et devra accompagner la conférence nationale. C’est cette conférence nationale qui sera, elle, chargée d’élaborer des propositions de réforme. Sur la durée de cette transition, Noureddine Bedoui affirme que cette période ne serait pas plus longue qu’une année.

C’est la deuxième prise de parole officielle depuis l’annonce de l’annulation de l’élection présidentielle. En effet, ce mercredi, le vice-Premier ministre Ramtane Lamamra avait annoncé que les institutions perdureraient pendant toute cette période de transition et que le président Abdelaziz Bouteflika resterait également à son poste.

Mobilisation dans la rue

Les réactions à ces nouvelles annonces ne devraient pas tarder. Jeudi, des partis d’opposition étaient réunis dans la capitale et ils ne se satisfont pas de cette situation. D’abord, ils ont déclaré que le pouvoir ne pouvait pas continuer à travailler en dehors de tout cadre constitutionnel. Mais surtout, ils estiment que les autorités ne sont pas habilitées à diriger cette période de transition.

Du côté de la société civile, la mobilisation ne faiblit pas. Depuis ce matin, il y a toujours des manifestations dans différentes villes du pays, notamment des manifestations des avocats, des magistrats, mais aussi aujourd’hui, des associations de personnes handicapées. Quant à la grève générale, elle se poursuit dans les villes de Tizi-Ouzou et Bejaïa.

rfi

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