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Le prix Nobel de la paix est attribué au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, artisan de la réconciliation avec l’Erythrée

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La nouvelle est tombée ce 11 octobre à la mi-journée. Artisan de la réconciliation de son pays avec l’Érythrée, Abiy Ahmed s’est vu attribuer le prix Nobel de la Paix.

Artisan de la réconciliation de son pays avec l’Érythrée, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a reçu ce 11 octobre le prix Nobel de la Paix 2019. Agé de 42 ans, il est aussi depuis mars 2018 le premier Premier ministre dans l’histoire récente de son pays à être issu de l’ethnie oromo. Sous son impulsion, l’Ethiopie et l’Erythrée avaient annoncé leur réconciliation le 9 juillet 2018, après 20 ans d’hostilités sur fond de litige frontalier. Deux décennies marquées par une guerre civile sanglante, entre 1998 et 2000, au cours de laquelle plus de 80 000 personnes ont perdu la vie.

Ce rapprochement historique s’est rapidement accompagné d’une série d’actes symboliques forts : visites bilatérales en grande pompe, réouverture des ambassades et de plusieurs postes-frontières, reprise du trafic aérien entre Asmara et Addis-Abeba. Deux mois après l’annonce de leur réconciliation, Abiy Ahmed et le président érythréen Issayas Afewerki signaient un accord de paix historique en Arabie Saoudite.

« Révolution »

« Abiyot », comme on le surnommait enfant et qui signifie « révolution » est né dans le petit village de Beshsa, situé à 500 kilomètres de la capitale Addis-Abeba. Il s’est engagé très tôt en politique dans l’Organisation démocratique des peuples oromos (ODPO), une des composantes de la coalition qui le portera finalement au pouvoir. L’un des éléments déclencheurs, selon ses proches, est la mort de son frère, Kada, tué par les membres d’un mouvement oromo rival, le Front de libération oromo (OLF).

À seulement 15 ans, Abiy Ahmed rejoint les rangs du Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF) quelques mois avant la chute du dictateur Mengistu Haile Mariam, à la tête du régime dictatorial du Derg pendant dix-sept ans. Il est ensuite envoyé comme casque bleu au Rwanda après le génocide des Tutsis, puis occupe un poste dans les télécommunications, sa spécialité, au moment de la guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée. Au total, Abiy Ahmed aura passé vingt ans dans l’armée.

Chrétien protestant, Abiy Ahmed est né de père oromo musulman et de mère amhara orthodoxe, un métissage qui doit servir d’atout pour diriger un pays de cent millions d’habitants, le deuxième plus peuplé d’Afrique, en proie à une crise politique, sociale et économique. Abiy Ahmed affirmait le 11 avril dernier devant la foule rassemblée à Ambo, ville de la région Oromia et haut lieu de la contestation ces deux dernière années : « Nous sommes en train d’entrer dans une nouvelle ère, une période de transformation de notre pays en un État plus inclusif. Nous avons maintenant la responsabilité de transformer ces espoirs en réalité ».

À lire aussi : Abiy Ahmed, nouveau visage de l’Éthiopie

Rfi.fr

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