Les éléments du commissariat de Biscuiterie/Hlm ont ouvert une enquête suite à un cas présumé d’infanticide signalé dans le secteur de la cité Bissap. En effet, un nourrisson a été retrouvé vivant dans les conduites d’évacuation des toilettes d’un domicile. Secouru par les sapeurs-pompiers, il a été évacué à l’hôpital avec sa mère présumée.
Dans la nuit du 9 mai, les services de police de Biscuiterie ont été alertés par les sapeurs-pompiers à la suite d’un cas d’infanticide signalé à la cité Bissap. Une fois sur les lieux, les agents ont découvert une jeune femme allongée dans les toilettes, les cuisses couvertes de sang laissant supposer qu’elle venait d’accoucher. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, sa sœur aurait été intriguée par le temps inhabituellement long passé dans les toilettes alors qu’elle se plaignait auparavant de douleurs abdominales et de maux de tête.
Dans sa déclaration, cette dernière explique avoir entendu des cris de bébé venant des toilettes avant de se précipiter sur les lieux. Elle affirme avoir trouvé sa sœur ensanglantée et compris qu’un accouchement venait d’avoir lieu. En vérifiant l’intérieur des toilettes, elle se serait alors aperçue que le nouveau-né avait déjà été glissé dans les toilettes.
Alertés en urgence, les sapeurs-pompiers ont procédé au démontage du système d’évacuation afin de tenter de récupérer le nourrisson. Après une intervention de 30 minutes, le bébé, de sexe féminin, a finalement été extrait des canalisations. Malgré l’affaiblissement, le bébé est toujours vivant. La sœur de la mise en cause a également déclaré aux enquêteurs que cette dernière n’a jamais fait état de sa grossesse malgré plusieurs plaintes liées à des douleurs physiques ces dernières semaines.
Le nouveau-né ainsi que la mère nommée K. Faye, étudiante âgée de 23 ans, ont été évacués vers l’Hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff pour une prise en charge médicale. Toutefois, le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette affaire.
Aïssatou TALL (Actusen.sn)
