A LA UNEFarba Ngom sort du silence depuis son fief à Agnam : «le...

Farba Ngom sort du silence depuis son fief à Agnam : «le moment venu, je dirai tout»

Date:

Partager :

- Advertisement -

De retour au Fouta après quatorze mois de détention, Farba Ngom a été accueilli comme un héros par ses partisans tout au long d’une caravane politique ayant traversé Dahra Djolof, Linguère, Ranérou et Ourossogui. Mais c’est à Doumga Ouro Alpha, chez le khalife Thierno Mouhamadou Lamine Ly, que l’ancien député-maire des Agnam a choisi de rompre officiellement le silence, dans un discours marqué par de vibrants remerciements et une promesse lourde de sous-entendus : parler, le moment venu.

Le retour de Farba Ngom au Fouta n’est pas passé inaperçu. De localité en localité, le maire des Agnam a été porté par une mobilisation populaire impressionnante, orchestrée par ses soutiens, visiblement décidés à transformer cette caravane en démonstration de force politique.

«Moi, Farba Ngom, je n’ai pas pour habitude de taire ce que je pense. Le moment opportun, je prendrai la parole. Et ce jour-là, je dirai tout. »

Mais loin des clameurs et des bains de foule, c’est dans la sobriété religieuse de Doumga Ouro Alpha, auprès du khalife Thierno Mouhamadou Lamine Ly, que le maire des Agnam a livré ses premiers mots publics depuis sa libération. Visiblement ému, Farba Ngom a tenu à rendre hommage à celui qu’il présente comme un soutien moral constant durant son incarcération. « Depuis ma cellule, je tenais continuellement à prendre de vos nouvelles. Nous échangions régulièrement au téléphone et vous n’avez jamais cessé de m’exhorter à garder la foi et à demeurer fidèle à mes principes », a-t-il déclaré devant une assistance acquise à sa cause, dont ses camarades de parti, à l’instar de Cheikh Omar Anne, Daouda Dia, entre autres.

« À travers Thierno Mouhamadou Lamine Ly, je voudrais exprimer ma gratitude à tous les foyers religieux, l’Église catholique, tous les habitants du Fouta, de Dagana à Bakel. Je n’ai jamais été seul durant cette épreuve. J’ai ressenti le soutien de tout un peuple »

Poursuivant dans un registre empreint de reconnaissance, il a ajouté : « Aujourd’hui, je peux dire que toutes les prières formulées à mon endroit ont été exaucées. Tout ce que vous m’aviez dit, Thierno (Mamadou Lamine Ly) s’est réalisé sous mes yeux. »

« Durant mon incarcération, la première personnalité religieuse qui m’a rendu visite fut Thierno Cheikh, fils de Thierno Mountaga Daha Tall. Et la dernière visite reçue au Pavillon spécial fut celle de Thierno Mouhamadou Samassa. Cela revêt pour moi une portée hautement symbolique et j’en rends grâce à Dieu »

Dans son adresse, Farba Ngom a élargi ses remerciements à l’ensemble des Sénégalais ainsi qu’aux différentes familles religieuses du pays. « À travers Thierno Mouhamadou Lamine Ly, je voudrais exprimer ma gratitude à tous les habitants du Fouta, de Dagana à Bakel. Je n’ai jamais été seul durant cette épreuve. J’ai ressenti le soutien de tout un peuple », a-t-il soutenu. Le parlementaire n’a pas non plus oublié l’Église catholique, la presse, la société civile, ni les responsables religieux qui, selon lui, lui ont témoigné leur solidarité durant ses quatorze mois de détention.

« Prions pour que Macky Sall remporte les échéances futures liées au poste de secrétaire général des Nations unies de manière nette et incontestable »

Dans un passage chargé de symboles, Farba Ngom est revenu sur les visites religieuses qui ont marqué son séjour carcéral. « Durant mon incarcération, la première personnalité religieuse qui m’a rendu visite fut Thierno Cheikh, fils de Thierno Mountaga Daha Tall. Et la dernière visite reçue au Pavillon spécial fut celle de Thierno Mouhamadou Samassa. Cela revêt pour moi une portée hautement symbolique et j’en rends grâce à Dieu », a-t-il confié.

Mais c’est surtout à Agnam, devant les siens, que Farba Ngom a laissé entrevoir une possible contre-offensive politique et médiatique. Accueilli triomphalement dans son fief, l’ancien député a adopté un ton plus offensif : « Moi, Farba Ngom, je n’ai pas pour habitude de taire ce que je pense. Le moment opportun venu, je prendrai la parole. Et ce jour-là, je dirai tout. J’attends simplement le bon moment. » Se présentant comme un homme renforcé par l’épreuve, Farba Ngom a également tenu à saluer le travail de ses conseils. « Après quatorze mois de détention, j’ai recouvré ma liberté. Cela n’est pas mon œuvre, mais celle de mes avocats, que je remercie profondément pour leur engagement », a-t-il déclaré.

Prenant soin de préciser que la mobilisation observée n’avait pas fait l’objet d’une organisation officielle, il a affirmé : « Nous n’avons programmé aucun meeting. Une telle activité nécessite une autorisation préalable. Cette mobilisation relève exclusivement de l’initiative du comité de résistance populaire qui a porté le combat depuis mon incarcération jusqu’à ma libération. » Parlant dans la foulée de son mentor politique Macky Sall, il dira : « Prions pour qu’il remporte les échéances futures liées au poste de secrétaire général des Nations unies de manière nette et incontestable. »

Amadou DIA (Actusen.sn)

- Advertisement -

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents

Articles similaires

Faux agent de l’Aibd, faux procureur et prédateur sexuel présumé : les révélations glaçantes de l’affaire Souleymane Sow

Connu sur Facebook sous le pseudonyme de « Chérif Ba », Souleymane Sow, 43 ans, est tombé dans...

Tentative d’infanticide à la Cité Bissap : une étudiante accouche clandestinement et jette son bébé dans les toilettes 

Les éléments du commissariat de Biscuiterie/Hlm ont ouvert une enquête suite à un cas présumé d’infanticide signalé dans...

Manquement à la déclaration de patrimoine : des ministres et DG en danger 

Alors que la déclaration de patrimoine demeure une obligation légale pour les autorités publiques au Sénégal, l’OFNAC alerte...

187,5 kg de chanvre indien saisis à Rufisque : trois pêcheurs perdus dans leurs filets

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Rufisque, en exploitant un renseignement opérationnel sur une cargaison de chanvre...