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Communiqué du Pastef contre les chroniqueurs-insulteurs : Aminata Gueye invite Sonko et Cie à regarder le rétroviseur avant de se plaindre

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Chroniqueur à l’émission « Jakaarlo» sur la Tfm, Bacary Gadiaga a traité Ousmane Sonko et Amadou Bâ de ment… Une déclaration qui n’a pas du tout plu aux membres du bureau politique du PASTEF. Et, il faut dire que ces derniers n’ont pas manqué de dénoncer le comportement du chroniqueur à travers un communiqué rendu public dimanche dernier. Mieux, ils ont invité le Cnra et le Cored à prendre leurs responsabilités face à cette situation. Loin de se limiter à cela, certains responsables de cette formation politique ont annoncé qu’ils ne vont plus remettre les pieds dans les locaux de ce médium, tant que des excuses publiques ne seront pas présentées à Ousmane Sonko.

Des réactions qui ont fait sortir l’ancienne députée, par ailleurs adjointe au maire de la commune de Saint -Louis, de sa réserve. Aminata Gueye, pour ne pas la nommer s’est fendu d’une note, hier, pour inviter le PASTEF à regarder dans le rétroviseur avant de se plaindre. « Il est fascinant, presque comique, de voir le Pastef, ce parti qui a érigé l’invective en art politique, appeler aujourd’hui le CNRA et le CORED à sévir contre les insulteurs. Oui, vous avez bien lu : ceux-là mêmes qui, hier encore, faisaient de l’injure leur arme de prédilection, se découvrent soudain une passion pour la bienséance et le respect des institutions », a d’emblée signalé l’ancienne députée qui parle d’ironie: « Quelle ironie ! »

Faut-il rappeler que, poursuit l’adjointe de Mansour Faye, « la constante dans le discours du Pastef, à l’époque où il était dans l’opposition, était l’insulte et le dénigrement ? Leur leader, Ousmane Sonko, n’a pas hésité à multiplier les propos durs, voire injurieux, à l’encontre de l’ancien Président de la République, Macky Sall. Ces attaques verbales, souvent teintées de mépris, étaient alors justifiées par une prétendue quête de vérité et de justice. Et aujourd’hui, ce même parti voudrait jouer les gardiens de la morale publique ? Allons donc ! Le paradoxe ne s’arrête pas là. Ce parti semble avoir une mémoire bien sélective ». En effet, déplore Mme Gueye, « ce parti oublie commodément que ses propres figures de proue ont contribué à banaliser l’insulte dans le débat public. Mais voilà qu’une fois au pouvoir, le Pastef découvre les vertus du respect et de la retenue. Une conversion tardive, mais ô combien révélatrice.

En réalité, conclut-elle, « cet appel au CNRA et au CORED n’est rien d’autre qu’une tentative maladroite de détourner l’attention. Car si le Pastef veut vraiment lutter contre les discours haineux, il ferait bien de commencer par balayer devant sa propre porte. L’insulte, qu’elle vienne de l’opposition ou du pouvoir, reste une insulte. Et le respect des institutions ne devrait pas être une posture opportuniste, mais un principe constant ».

Seynabou FALL (Actusen.sn)

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