L’opposition parlementaire a mis à exécution sa menace d’attaquer la loi portant interprétation de la loi d’amnistie du 13 mars 2024. Laquelle a été votée le 2 avril dernier par l’Assemblée nationale. Le recours devant le Conseil constitutionnel a été déposé par 23 députés. Oui, 23 députés, membres de l’opposition et des non-inscrits, ont apposé leur signature sur le document intitulé «Recours en inconstitutionnalité contre la loi N° 08/25 de l’Assemblée nationale du 02/04/2025 portant interprétation de la loi N°2024-09 du 13 mars 2024 portant amnistie».
Et, même s’il en a l’initiative, le groupe parlementaire « Takku Wallu » ne risque pas d’être seul dans ce combat pour l’annulation de la loi interprétative. Déjà, les députés, Anta Babacar Ngom (Samm sa kaddu), Thierno Alassane Sall (Senegal kese), Amadou Ba et Mbaye Dione (Jamm ak Njariñ) ont rejoint l’initiative en acceptant de signer le document qui a été déposé devant le Conseil constitutionnel.
Et déterminés à obtenir gain de cause devant les sept sages, ils ont constitué pas moins de sept avocats dans l’objectif de faire annuler « cette loi contraire à la Constitution au regard de son caractère partiel, sélectif et contraire au principe d’égalité des citoyens devant la lo». Il s’agit de Mes Amadou Sall, El Hadi Moustapha Diouf (Me El Hadj Diouf), Oumar Youm, Antoine Mbengue, Aboubacry Deh, Adama Fall et Ousmane Thiam. Les collègues de Me Aïssata TALL Sall restent convaincus que cette loi, votée récemment ne respecte pas
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