«Je n’étais pas tendre avec vous au début de nos travaux, mais j’ai été rassurée quant aux résultats attendus”, a reconnu la déléguée générale, ce jeudi, en face des directeurs et autres représentants des institutions financières partenaires de la DER. En effet, après avoir fait l’objet de plusieurs reports, l’atelier technique d’échanges et d’harmonisation sur le reporting entre la Der et les Institutions financières partenaires, a finalement eu lieu, devant un Aïda Mbodji très attachée au principe de Jub-Jubal-Jabanti, si cher au président de la République et à son premier ministre.
C’est vous dire que les institutions financières partenaires de la DER n’ont eu aucune excuse pour ne pas assister à l’atelier de trois jours initié par les services de la déléguée générale, en vue d’échanger et d’harmoniser les interventions, en faveur d’une collaboration plus efficace et plus impactante au grand bénéfice des entrepreneurs sénégalais. Entre autres, il s’agit de la Banque agricole, du Crédit mutuel du Sénégal, de la BNDE qui sont liés à la Der par un partenariat dynamique et sincère dans le cadre des missions assignées à l’institution. Ainsi, après le conclave, les travaux ont été restitués hier en présence de la déléguée générale, conduisant à la validation d’un cadre de travail commun entre les partenaires, ainsi qu’un nouveau canevas de reporting.
“Nous pouvons dire que les objectifs fixés ont été atteints”, se sont-ils réjouis. Car, l’atelier aura permis de faire émerger des idées novatrices et productives, en même temps qu’un diagnostic sans complaisance des difficultés auxquelles ils font face au quotidien dans la mise en œuvre de leurs plans d’action. L’objectif de cet atelier était double : dresser un bilan sans complaisance de leur collaboration actuelle et identifier ensemble les leviers d’amélioration. “Cet exercice a été mené avec rigueur, responsabilité et esprit de partenariat”, s’est félicitée la déléguée générale de la DER-FJ. “Je tiens à remercier chaleureusement chacun d’entre vous pour votre mobilisation, votre implication active et la qualité des échanges qui ont jalonné ces trois journées de travail”, ajoutera Aïda Mbodji. Qui n’a pas caché sa joie : “Satisfaction, d’abord, d’avoir vu se concrétiser un espace de dialogue franc et constructif. Satisfaction, surtout, d’avoir atteint les objectifs que nous nous étions fixés en début de session.”
À ce titre, la déléguée générale a salué la posture ouverte et proactive de l’ensemble des institutions financières partenaires qui, selon elle, au-delà des contraintes et obstacles identifiés, ont su proposer des pistes concrètes d’amélioration. “Nous avons également noté une convergence de vues sur des enjeux prioritaires, notamment la fiabilité, la traçabilité et l’accessibilité des données, qui restent des leviers essentiels pour piloter efficacement nos interventions. Mais aussi sur la nécessité d’une meilleure coordination entre nos équipes, pour réduire les délais et fluidifier les échanges. Et surtout sur l’interconnexion de nos systèmes d’information, condition indispensable pour gagner en réactivité, en transparence et en efficacité”, se réjouit-elle.
D’ailleurs, à l’issue de cette rencontre, les Institutions financières partenaires se sont engagées, pour certaines d’enclencher le processus d’interconnexion, et pour d’autres, de renforcer et d’améliorer l’existant afin d’aller plus loin dans l’intégration des systèmes. “Ces engagements sont porteurs d’espoir, car ils traduisent une volonté partagée de renforcer nos mécanismes de collaboration, dans l’intérêt ultime des femmes et des jeunes entrepreneurs que nous avons la responsabilité d’accompagner. Ils traduisent également une ambition commune d’ouvrir une nouvelle phase de notre partenariat, fondée sur la performance, la transparence et l’innovation”, rappelle Aïda Mbodji, pour s’en féliciter. Et de rassurer en ces termes : “Cet atelier n’est pas une fin en soi. Il marque plutôt le début d’une nouvelle phase, celle d’un partenariat encore plus dynamique, plus structuré et plus tourné vers l’impact. Nous veillerons à assurer un suivi rigoureux des engagements formulés, et à inscrire notre collaboration dans une dynamique d’amélioration continue, fidèle aux principes qui nous animent.”
Amadou DIA (Actusen.sn)
