La Brigade de Gendarmerie de Diamniadio a frappé un grand coup, encore une fois, contre le réseau QNET qui s’illustre depuis des mois dans des activités d’escroquerie parfaitement rodées. Le 21 novembre dernier, aux environs de 16 h 30, trois ressortissants bissau-guinéens, manifestement bouleversés, se sont présentés à l’unité pour dénoncer une vaste supercherie dont ils se disent victimes.
Interrogés séparément, les trois hommes racontent le même scénario : une offre d’opportunité à l’étranger, présentée comme une carrière footballistique “garantie”, à condition d’accepter des tests et de payer des frais. Séduits par le discours, ils ont déboursé 900 000 FCFA, 200 000 FCFA et 150 000 FCFA, convaincus qu’ils touchaient du doigt leur avenir sportif. Sauf qu’à l’arrivée, tout n’était qu’un piège savamment préparé.
Munis des renseignements fournis par les plaignants, les gendarmes déclenchent une intervention immédiate visant une maison située à Darou Salam, non loin de l’antenne Expresso à Diamniadio. Sur place, le constat est sans appel. Les mis en cause appartiennent bel et bien au réseau QNET, déjà démantelé en février et mai 2025 dans la même zone.
Dans des conditions de vie déplorables, des dizaines d’individus — hommes et femmes — s’entassent dans un appartement exigu, sans commodités, décrivant un véritable capharnaüm. Beaucoup sont originaires de Guinée-Bissau. Les auditions établissent que 1 250 000 FCFA ont été extorqués aux trois victimes rien que pour cette opération.
À l’issue du coup de filet, sept individus — tous bissau-guinéens — ont été arrêtés : Samuel BISANE (né le 15/05/2003) ; Ramirou Divanirou VIERA (12/02/1986) ; David TÈ (28/03/1997) ; Ricardo Moussa TIANTIALAN (24/11/1998) ; Isnaba SOUNIANA (12/02/2000) ; Victor GOMIS (01/01/2000) ; Jules BASANDE (05/05/1992). Toutefois, deux membres identifiés comme les plus influents du groupe, Ibrahima SADIO et Theodoria DIAO, ont réussi à prendre la fuite. Ils sont activement recherchés. Leur arrestation fera l’objet d’un rapport ultérieur, précise la gendarmerie.
S’il faut noter que les sept mis en cause ont été déférés hier devant le parquet du Tribunal de Grande Instance de Rufisque pour une longue liste de chefs d’inculpation, ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, exercice illégal d’une profession réglementée, ouverture d’un établissement recevant du public sans autorisation, escroquerie faisant appel au public, extorsion de fonds et mise en danger de la vie d’autrui. Un nouveau coup dur pour QNET, dont les résurgences répétées dans la zone de Diamniadio continuent de mobiliser les forces de sécurité.
Actusen.sn
