Les scandales à l’état civil se multiplient dans nos mairies. Après Pikine, Keur Massar, et un peu partout à l’intérieur du pays, c’est au tour de la commune de Bandafassi d’être dans le viseur des autorités judiciaires. D’après nos informations, la Section de Recherches de Kédougou était d’ailleurs sur une affaire de faux à ladite mairie. Car un agent de sécurité et de proximité (ASP), B. Keita de son nom, qui y est détaché, a été identifié comme faussaire.
Selon nos sources, moyennant 20 000 à 30 000, il fait de faux actes avec des numéros déjà attribués ou rouvre des registres des actes de naissance pour en copier un numéro afin de l’attribuer à son client, selon l’âge approximatif de ce dernier.
C’est ainsi que B. Keita a été appréhendé en flagrant délit après une infiltration et avec de nombreuses pièces d’état civil. La perquisition effectuée chez lui a permis de saisir plusieurs documents administratifs. A travers ses actes, il annihile les données personnelles des citoyens, même s’il ne connaît pas l’ampleur des dégâts que ses actes peuvent engendrer. Pour toutes ces raisons, le mis en cause a été déféré hier devant la Section de Recherches de Kédougou où il risque d’être poursuivi pour faux et usage de faux, escroquerie sur des documents administratifs…
Actusen.sn
