Face au ‘’mépris’’ de l’Etat, l’Intersyndicale des travailleurs de l’administration a décidé d’intensifier la pression en engageant la troisième phase de son plan d’actions. En effet, ces syndicalistes qui déplorent le mutisme du gouvernement qui, selon eux, n’a apporté aucune réponse à leurs revendications, a décrété une grève générale de 48 heures, renouvelable, les lundi 15 et mardi 16 décembre 2025, sur toute l’étendue du territoire national. Il est prévu également une marche nationale le jeudi 18 décembre 2025, en collaboration avec la Fédération des Syndicats de la Santé (F2S).
L’Intersyndicale des travailleurs de l’administration a tenu une réunion, avant-hier samedi, pour évaluer la deuxième phase de son plan d’action. A cette occasion, les responsables syndicaux se félicitent du respect strict du mot d’ordre de grève de 48 heures, observé sur l’ensemble du territoire national. «Cependant, l’Intersyndicale condamne avec la plus grande fermeté l’attitude du Gouvernement, marquée par un silence persistant, assimilable à un manque de considération et de respect à l’égard des organisations syndicales. À ce jour, aucune réponse n’a été apportée à la mobilisation des travailleurs, une situation jugée incompréhensible et inacceptable. Face à cette indifférence, l’Intersyndicale a décidé de poursuivre et d’intensifier la lutte en engageant la troisième phase de son plan d’action», déclarent Omar Dramé et ses camarades.
«À ce jour, aucune réponse n’a été apportée à la mobilisation des travailleurs, une situation jugée incompréhensible et inacceptable. Face à cette indifférence, l’Intersyndicale a décidé de poursuivre et d’intensifier la lutte en engageant la troisième phase de son plan d’action»
Toutefois, l’Intersyndicale des travailleurs de l’administration ne compte pas reculer d’un iota car elle a décrété un nouveau plan d’action. «À cet effet, elle décrète une grève générale de quarante-huit (48) heures, renouvelable, les lundi 15 et mardi 16 décembre 2025, sur toute l’étendue du territoire national. En outre, une marche nationale sera organisée le jeudi 18 décembre 2025, en collaboration avec la Fédération des Syndicats de la Santé (F2S). Par ailleurs, l’Intersyndicale interpelle l’ensemble des acteurs économiques des secteurs concernés, qui subissent de plein fouet l’absence de réaction de l’État, aggravant ainsi leur précarité et les plongeant davantage dans une morosité économique sans précédent», soulignent les syndicalistes.
«L’intersyndicale décrète une grève générale de 48 heures, renouvelable, les lundi 15 et mardi 16 décembre 2025, sur toute l’étendue du territoire national. En outre, une marche nationale sera organisée le jeudi 18 décembre 2025, en collaboration avec la Fédération des Syndicats de la Santé (F2S)»
Dans le même esprit, ajoutent-ils, l’Intersyndicale en appelle aux Honorables Députés de l’Assemblée nationale, afin qu’ils veillent à l’exécution effective de la dépense qu’ils ont autorisée à travers la Loi de finances rectificative. «Le non-respect de cette obligation porterait atteinte tant à leur crédibilité qu’à la sincérité budgétaire de l’État. L’Intersyndicale demeure convaincue que des manœuvres réglementaires visant à rendre caduque la LFR en fin d’exercice budgétaire sont en cours, ce qui ne saurait être accepté. L’Intersyndicale des travailleurs de l’administration exige du Gouvernement le respect de ses engagements, notamment le paiement des cinq (5) mois d’indemnité de logement», ont-ils plaidé.
«Face à la persistance du silence de l’État, l’Intersyndicale prévient qu’elle poursuivra le combat avec détermination, responsabilité et engagement, jusqu’à la satisfaction totale des revendications»
À cet égard, elle rappelle la déclaration du Ministre des Finances et du Budget, faite il y a une dizaine de jours lors du vote du budget du Ministère de la Fonction publique, annonçant la signature imminente du décret, attendue dans un délai d’une semaine. «Enfin, face à la persistance du silence de l’État, l’Intersyndicale prévient qu’elle poursuivra le combat avec détermination, responsabilité et engagement, jusqu’à la satisfaction totale des revendications. Avant toute escalade supplémentaire, elle exhorte une fois encore le Gouvernement à honorer ses engagements inscrits dans le Pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable», concluent les syndicalistes.
Mansour SYLLA (Actusen.sn)
