Certes, Mabintou Diaby et Mohamed Diagne ont bénéficié d’une libération sous bracelet électronique. Mais attention ! Mabintou Diaby devra demeurer à son domicile de Yoff Virage (lot n°03), tandis que son fils Mohamed Diagne est assigné à la Cité Djily Mbaye. Toute sortie est strictement conditionnée à une autorisation écrite et préalable du juge d’instruction.
La liberté accordée reste étroitement encadrée. Les deux bénéficiaires doivent remettre leurs passeports au greffe du cabinet d’instruction, répondre à toutes les convocations judiciaires et s’abstenir de toute communication, directe ou indirecte, avec les autres personnes impliquées dans le dossier.
La décision est claire : la moindre violation de ces obligations entraînerait leur arrestation immédiate et leur retour en détention. Autre élément clé : la mise en œuvre effective de la surveillance électronique reste suspendue à l’avis du Comité de suivi en milieu ouvert, qui dispose d’un délai maximum d’un mois pour se prononcer sur la faisabilité technique du dispositif.
Pour ceux qui ne le savent pas, ils avaient été inculpés dans le cadre d’une enquête financière portant sur des faits présumés de détournement et de complicité, aux côtés de plusieurs autres mis en cause, dont Omar Mbaye.
Placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction, leur incarcération avait suscité une vive polémique, alimentée par les prises de position publiques de Madiambal Diagne, dénonçant ce qu’il considère comme une judiciarisation excessive et une atteinte aux libertés fondamentales.
Aujourd’hui libres, mais sous étroite surveillance, l’épouse et le fils du journaliste restent au cœur d’un feuilleton judiciaire dont l’épilogue dépend désormais de la décision du parquet… et, en dernier ressort, de la Cour suprême.
Actusen.sn
