L’année scolaire 2025-2026 risque d’être très mouvementée si Ousmane Sono et son gouvernement ne prennent pas en charge les doléances des syndicats du G7. En effet, ces syndicalistes ont encore déclenché un troisième plan d’action. Ce, après avoir procédé à l’évaluation de son deuxième plan d’action ainsi qu’à l’examen de la rencontre du Comité de suivi des accords tenue le vendredi 23 janvier sous la présidence du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public Ce nouveau plan d’action s’articule autour de trois dates clés : à partir du mercredi 28 janvier 2026 : démarrage du boycott des évaluations, notamment les PHARES, les compositions et des cellules d’animation pédagogique.
Le Jeudi 29 janvier 2026, les syndicalistes ont prévu un débrayage à partir de 9 heures, suivi d’assemblées générales départementales et de communications locales du G7. Le vendredi 30 janvier 2026, une grève totale est annoncée par les syndicalistes. Par cette nouvelle série d’actions, le G7 réaffirme sa détermination à obtenir l’apurement du passif social et l’ouverture de négociations sérieuses sur les nouvelles préoccupations du secteur. «Vive la lutte pour l’apurement du passif social et l’ouverture de négociations sérieuses sur les questions nouvelles ! Vive l’école sénégalaise !», lit-on dans le communiqué.
À l’entame de la réunion, la plénière du G7 a exprimé sa satisfaction quant à la forte mobilisation des enseignants lors des précédentes actions. Le G7 condamne également «l’inertie du gouvernement ainsi que les tentatives d’intimidation notées dans la prise de parole des différents ministres en lieu et place de propositions de solutions structurelles». «Appréciant la rencontre du comité de suivi des accords, la plénière constate pour le déplorer le sempiternel dilatoire attesté par l’absence de livrables et de propositions concrètes en vue de l’apurement du passif des accords», souligne le communiqué.
Mansour SYLLA (Actusen.sn)
