Le verdit est tombé à Diourbel où l’infirmière d’État ayant lacéré le visage de sa coépouse M.O. Dieng a été condamnée à deux mois de prison ferme. Elle a été jugée, hier jeudi au tribunal de grande instance de Diourbel. Et c’est à l’issue de l’audience que la prévenue Y. Ndao a été envoyée en prison. Interpellée sur les faits par le juge, précise ‘’Seneweb’’, l’infirmière d’État Y. Ndao, assistée de son avocat Me Cheikh Ngom, a reconnu avoir blessé sa coépouse M.O. Dieng tout en niant avoir prémédité son acte. Revenant sur la gravité des faits, poursuit la source, le président de la séance a estimé que la prévenue pouvait même tuer la partie civile, mais Dieu en a décidé autrement.
La deuxième épouse, M.O. Dieng, a, lors de l’audience, déclaré que la prévenue a attendu la sortie de leur mari pour commettre son acte. Elle a quitté son appartement sis au rez-de-chaussée pour la retrouver dans son appartement situé à l’étage, d’après la plaignante. Mais l’infirmière d’État a déclaré qu’elle voulait nettoyer le salon parce que sa coépouse n’était pas dans les dispositions pour le faire. C’est dans ces circonstances qu’elle a été attaquée, d’après sa version des faits. «Nous n’avons jamais eu de problème parce que je suis même sa première njeuké. Je ne pouvais pas me contrôler parce qu’elle m’attaquait», a déclaré la prévenue dans des propos repris par ‘’Seneweb’’. Dans son réquisitoire, le substitut du procureur a demandé l’application de la loi.
L’avocat de la partie civile a déclaré que les faits sont constants, la matérialité des blessures et la gravité sont apparentes. Me Serigne Diongue a écarté la thèse de la légitime défense évoquée par l’infirmière d’État incriminée. Il estime que la prévenue a profité de l’absence de leur mari pour rejoindre la victime dans son appartement. Ainsi, Me Diongue a sollicité une sanction exemplaire pour éviter tout éventuel récidive. Mais le conseil de la prévenue a pris le contre-pied de son confrère en déclarant que Y. Ndao n’a pas prémédité son acte parce qu’elle avait comme intention de nettoyer le salon. «Il y a un seul salon dans la maison. Si ma cliente détenait une arme, sa coépouse l’allait détecter. Même si nous regrettons son comportement, elle n’avait pas l’intention», déclare-t-il.
Pour Me Cheikh Ngom, souligne toujours la source, aucun élément du dossier n’a prouvé que sa cliente avait prémédité son acte. Mais il a regretté les faits en estimant que la prévenue ne devrait pas se comporter de la sorte. Me Ngom a sollicité une application bienveillante de la loi. En rendant sa décision, le tribunal a déclaré la prévenue coupable seulement de coups et blessures volontaires. Le juge Mbow a réservé les intérêts de la partie civile. Seneweb qui cite l’avocat Me Serigne Diongue, révèle que les frais médicaux de la partie civile sont pris en charge par leur mari. A rappeler que l’infirmière d’Etat a été placée sous mandat de dépôt le lundi dernier pour coups et blessures volontaires avec préméditation ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 45 jours.
Actusen.sn
