A LA UNEAprès avoir démantelé un réseau de traite des personnes : la DNLT...

Après avoir démantelé un réseau de traite des personnes : la DNLT neutralise une proxénète à Yeumbeul

Date:

Partager :

- Advertisement -

La Division Nationale de lutte contre le Trafic de Migrants et pratiques assimilées (DNLT) a déféré devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, une ressortissante étrangère pour traite des personnes par exploitation sexuelle et proxénétisme. D’après la police, l’affaire a débuté le 28 janvier 2026, lorsque l’Antenne régionale de la DNLT de Kédougou a été alertée de la présence de deux jeunes filles de nationalité nigériane aux abords du Commissariat. L’exploitation immédiate des renseignements a révélé qu’elles venaient de s’échapper d’un réseau de traite dont la principale responsable était basée à Yeumbeul (Dakar).

«Les victimes ont expliqué avoir été recrutées sous le faux prétexte d’un emploi décent au Sénégal. Une fois acheminées à Bakel puis à Dakar, elles ont été séquestrées et contraintes à la prostitution»

La police ajoute que les victimes ont expliqué avoir été recrutées sous le faux prétexte d’un emploi décent au Sénégal. Une fois acheminées à Bakel puis à Dakar, elles ont été séquestrées et contraintes à la prostitution. A en croire toujours la source, l’organisation imposait une « dette fictive » s’élevant à 3 000 000 F Cfa par victime, censée rembourser les frais de voyage. Elles étaient dans l’obligation de reverser l’intégralité de leurs gains journaliers à leur « patronne » pour éponger cette créance imaginaire.

«L’organisation imposait une « dette fictive » s’élevant à 3 000 000 F Cfa par victime, censée rembourser les frais de voyage. Elles étaient dans l’obligation de reverser l’intégralité de leurs gains journaliers à leur « patronne » pour éponger cette créance imaginaire».

L’enquête a mis en lumière des méthodes de coercition particulièrement violentes. Les victimes ont dénoncé un rituel de soumission pratiqué à leur arrivée (prélèvement de poils et de sang conservés dans un bocal). Elles ont dénoncé également des menaces via WhatsApp incluant des photos de leurs portraits exposés dans des lieux mystiques (« juju »), visant à les terroriser et à empêcher toute fuite.

«Les victimes ont dénoncé un rituel de soumission pratiqué à leur arrivée (prélèvement de poils et de sang conservés dans un bocal) ; des menaces via WhatsApp incluant des photos de leurs portraits exposés dans des lieux mystiques (« juju »), visant à les terroriser et à empêcher toute fuite»

Interpellée à Yeumbeul, la principale suspecte a tenté de justifier la présence des victimes par une activité de restauration. Toutefois, confrontée aux preuves et à la perquisition, elle a fini par reconnaître l’envoi des photos à caractère mystique, prétextant avoir agi ainsi pour «faire peur» aux victimes et récupérer les frais engagés pour leur voyage. Malgré son système de dénégation, le faisceau d’indices concordants a permis son placement en garde à vue et sa présentation au parquet.

Actusen.sn 

- Advertisement -

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents

Articles similaires

Keur Ayib : deux individus en provenance de la Gambie arrêtés pour escroquerie via Mobile Money

Le Commissariat Spécial de Keur Ayib a procédé à l’interpellation de deux individus en provenance de la Gambie...

Diamaguène Sicap Mbao : trois individus interpellés pour actes contre nature et viols répétés sur un mineur de 12 ans

Le Poste de Police de Diamaguène Sicap Mbao a procédé à l’arrestation et au placement en garde à...

Affaire du convoyeur tué à Afia 6 : un nouveau suspect devant la justice

Le dossier relatif au meurtre de Modou Mbacké Ndiaye continue de livrer de nouveaux éléments. Le 29 avril...

Dialogue politique en temps d’élection : Bamba Cissé tend la main à toute la classe politique

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Me Bamba Cissé, veut placer le processus électoral sous...