À quelques semaines du Débat d’orientation budgétaire, l’Assemblée nationale enclenche la machine du contrôle. Les ministres sont appelés à passer devant les commissions permanentes pour défendre leur gestion et justifier l’exécution du budget 2026.
Entre fin avril et mi-mai 2026, les membres du Gouvernement devront se plier à l’exercice, souvent redouté, des auditions parlementaires. Dans une correspondance adressée à la secrétaire d’État, Marie Rose Faye, le président de l’Assemblée nationale a officiellement lancé les préparatifs de ces séances d’évaluation, prévues par le règlement intérieur de l’institution, conformément aux dispositions de l’article 44 du règlement intérieur de l’institution.
Conformément aux dispositions de l’article 44 du règlement intérieur de l’institution, l’Assemblée nationale procède aux auditions des ministres entre fin avril et mi-mai 2026 sur l’état d’avancement des politiques publiques et le niveau d’exécution du budget en cours
Objectif affiché, permettre aux députés de jauger, à mi-parcours, l’état d’avancement des politiques publiques et le niveau d’exécution du budget en cours. Une étape clé avant la tenue du Débat d’orientation budgétaire, qui fixe les grandes lignes de la trajectoire économique du pays.
Les membres du gouvernement devront démontrer, chiffres à l’appui, le niveau d’atteinte des objectifs inscrits dans les Documents de programmation pluriannuelle des dépenses (DPPD) et les Projets annuels de performance (PAP)
Pour cet exercice de redevabilité, les ministres sont invités à fournir des données détaillées, aussi bien sur le plan physique que financier. Les informations devront être structurées par programme budgétaire, avec un accent particulier sur les projets et programmes opérationnels. Les cadres de performance ne seront pas en reste. Car les responsables gouvernementaux devront démontrer, chiffres à l’appui, le niveau d’atteinte des objectifs inscrits dans les Documents de programmation pluriannuelle des dépenses (DPPD) et les Projets annuels de performance (PAP).
Afin de donner aux parlementaires une lecture claire et exhaustive de la gestion des deniers publics, le ministère des Finances et du Budget est soumis de transmettre des données consolidées d’exécution budgétaire
Dans le même sillage, le ministère des Finances et du Budget est mis à contribution pour transmettre des données consolidées d’exécution budgétaire. Celles-ci devront être ventilées par département ministériel, programme et projet, afin de donner aux parlementaires une lecture claire et exhaustive de la gestion des deniers publics.
Les documents attendus devront être transmis au plus tard demain samedi sous format numérique
Ce n’est pas tout. Les documents attendus devront être transmis au plus tard le 18 avril 2026, c’est-à-dire demain, sous format numérique. Une échéance qui en dit long sur l’urgence et la rigueur que veut imprimer l’Assemblée nationale dans cet exercice de contrôle. Au-delà de la formalité, ces auditions s’annoncent comme un moment de vérité pour l’Exécutif, appelé à convaincre sur la pertinence de ses choix et l’efficacité de son action. Ainsi, face à des députés de plus en plus exigeants, chaque ministère devra défendre son bilan pour espérer assister au vote de son prochain budget.
Actusen.sn
