Lors d’une conférence de presse organisée hier, Aminata Touré est revenue en détail sur le processus ayant conduit aux réformes institutionnelles engagées par les autorités. Dans un contexte de débats nourris autour de ces textes, l’ancienne Première ministre a voulu souligner le caractère collectif de la démarche. D’emblée, la superviseure générale de la coalition Diomaye Président a insisté sur la participation des principales figures de la majorité parlementaire. « Le président de l’Assemblée nationale et le président du groupe parlementaire de Pastef ont participé au processus, notamment à travers le comité de relecture », a-t-elle déclaré.
« Le président de l’Assemblée nationale et le président du groupe parlementaire de Pastef ont participé au processus, notamment à travers le comité de relecture»
Poursuivant son propos, Mimi Touré a cité nommément les responsables concernés pour couper court à toute spéculation sur leur niveau d’implication. « El Malick Ndiaye et Ayib Daffé sont parfaitement informés et impliqués depuis le début », a-t-elle insisté. Selon elle, leur contribution ne s’est pas limitée à une validation formelle. « Ils ont pris part aussi bien aux dialogues qu’aux travaux techniques », a précisé Aminata Touré, laissant entendre que les échanges ont associé à la fois les dimensions politiques et les aspects juridiques des réformes.
«Ils ont pris part aussi bien aux dialogues qu’aux travaux techniques»
Sur la méthode, l’ancienne garde des Sceaux a rejeté l’idée d’un travail élaboré dans l’opacité. « Ce n’est pas un travail enfermé dans un bureau. Toutes les étapes ont été partagées », a-t-elle martelé devant les journalistes.
Aminata Touré a également replacé ces changements institutionnels dans une séquence plus large de concertation nationale. « Les Assises de la justice en 2024, suivies du dialogue sur le système politique en 2025, ont permis de dégager des recommandations largement partagées par les acteurs politiques, la société civile et les forces vives de la Nation », a-t-elle rappelé.
«Ce n’est pas un travail enfermé dans un bureau. Toutes les étapes ont été partagées»
Pour la responsable politique, les textes en préparation traduisent directement les engagements pris par le chef de l’État durant la campagne et depuis son accession au pouvoir. « Ces réformes traduisent les engagements du président Bassirou Diomaye Faye en matière de transparence électorale, de séparation des pouvoirs et de régulation du financement politique », a soutenu Mimi Touré.
Actusen.sn
