A Grand-Yoff, le Commissariat d’arrondissement a réussi à appréhender une femme pour incendie criminel, destruction de biens d’autrui, mise en danger de la vie d’autrui et violation de domicile avec usage de clés. Le 29 avril 2026, vers 15 heures, rappelle la police nationale, un homme s’est présenté spontanément au commissariat de Grand Yoff pour déclarer que son studio, situé au quartier Arafat, était la proie des flammes. Sur les lieux, les enquêteurs ont constaté que le sinistre s’était déclaré au premier étage d’un immeuble R+2 abritant plusieurs familles. Grâce à l’intervention des riverains, l’incendie a pu être circonscrit.
La police nationale indique que l’inspection, après sinistre, a révélé des dégâts matériels considérables : la quasi-totalité du mobilier et des équipements (téléviseur 75 pouces, literie, électroménager) a été consumée, et le réseau électrique entièrement calciné. Des témoignages faisant état du départ suspect d’une femme, couplés à l’exploitation de la vidéosurveillance d’un établissement voisin, ont permis d’isoler une séquence vidéo. La victime a formellement identifié la suspecte comme étant son ex-compagne, avec laquelle il avait récemment rompu, selon la police.
La mise en cause, localisée grâce aux investigations techniques, a été interpellée le 30 avril 2026 sur son lieu de travail aux Parcelles Assainies. Initialement dans la dénégation, la dame est passée aux aveux face aux preuves matérielles. Elle a expliqué son acte par un sentiment d’humiliation : elle n’aurait pas supporté de voir son ex-compagnon s’afficher avec une nouvelle partenaire (sa propre collègue) dans le restaurant où elle travaille. Par vengeance, elle s’est introduite dans le studio le lendemain en utilisant un double des clés conservé après la rupture. Elle a reconnu avoir volontairement bouté le feu au local avant de prendre la fuite. Elle a été placée en garde à vue et l’enquête suit son cours.
Actusen.sn
