Le vol découvert au sein de l’ISRA de Bel-Air a finalement connu un important rebondissement. Selon des sources policières, tout est parti d’une plainte introduite par le Directeur de l’établissement, après la disparition de deux photocopieuses, de tôles en PVC, de tubes en fer ainsi que de cornières destinées aux supports de climatiseurs.
Après le vol de plusieurs équipements et matériaux destinés aux installations de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) de Bel-Air, dont deux photocopieuses, de tôles en PVC, de tubes en fer ainsi que de cornières destinées aux supports de climatiseurs, trois gardiens ont été interpellés avant d’être mis en cause dans cette affaire
Alertés, les enquêteurs du commissariat de Bel-Air ont effectué les premières constatations sur les lieux. Des traces de chariot relevées dans l’enceinte de l’établissement ont rapidement laissé penser que le matériel volé avait été transporté discrètement hors du site.
Les traces de charrette qui a servi à évacuer le butin, les aveux de l’un des gardiens qui a encaissé 2000 après la vente du ferraillage
Dans le cadre des investigations, dix gardiens chargés de la surveillance des locaux ont été auditionnés. Face aux policiers, tous ont d’abord nié toute implication ou connaissance des auteurs du vol. Mais les auditions ont fini par révéler des contradictions.
Sur les 10 gardiens entendus, les 3 ont été perdus par les aveux avant d’être déférés chez le proc
En effet, l’un des gardiens, Daouda Keïta, a déclaré avoir vu son collègue Macodou Ndao vendre de la ferraille avant de lui remettre la somme de 2.000 FCFA. Une révélation qui a poussé les enquêteurs à organiser une confrontation entre les différents protagonistes afin de tirer l’affaire au clair.
Deux vieux âgés entre 64 et 66 ans et un jeune de 24 dans le coup
À l’issue de la procédure judiciaire ouverte sous le numéro 000361/CABA du 07 avril 2026, et conformément au soit-transmis du parquet, trois gardiens ont finalement été conduits devant le procureur de la République. Il s’agit de Daouda Keïta, âgé de 66 ans, domicilié à Hann Bel-Air, de Dielibia Kevin Sosthene Soulama, ressortissant burkinabè de 24 ans résidant à l’ISRA, ainsi que de Macodou Ndao, 64 ans, domicilié à Rufisque. Les mis en cause devront désormais répondre des faits qui leur sont reprochés devant la justice, pendant que l’enquête se poursuit pour situer toutes les responsabilités dans cette affaire de vol qui secoue l’établissement de recherche.
Actusen.sn
