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Modifications apportées au code électoral : Gueum Sa Bopp crie au scandale et engage la riposte juridique

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Le mouvement ‘’Gueum Sa Bopp’’ s’oppose aux récentes modifications apportées au Code électoral sénégalais. Dans une déclaration signée par Moussa Niang, Délégué National à la Vie Politique, Bougane Gueye Dany et Cie dénoncent ‘’le tripatouillage express du code électoral’’. «Le peuple sénégalais assiste, médusé, à une nouvelle tentative de séquestration de notre démocratie par le pouvoir en place. En l’espace de seulement six jours, une modification majeure du Code électoral a été votée à l’Assemblée nationale (le samedi 9 mai), promulguée (le 12 mai) et publiée en urgence absolue au Journal Officiel. Cette précipitation suspecte, digne d’un régime aux abois, a conduit l’exécutif à commettre de graves fautes techniques, juridiques et morale», souligne le document.

«Le pouvoir est tellement pressé de verrouiller le jeu démocratique qu’il ne sait plus lire un calendrier. Le Journal Officiel publié porte en haut de sa page 1100 la date du vendredi 15 mai 2026, alors que sa charte fondamentale lui impose de paraître exclusivement ‘’le samedi de chaque semaine’’»

Selon le mouvement ‘’Gueum Sa Bopp’’, le pouvoir est tellement pressé de verrouiller le jeu démocratique qu’il ne sait plus lire un calendrier. «Le Journal Officiel publié porte en haut de sa page 1100 la date du vendredi 15 mai 2026, alors que sa charte fondamentale lui impose de paraître exclusivement ‘’le samedi de chaque semaine’’. Cet amateurisme, marqué par une mise en page trouée, des colonnes vides et un sommaire déstructuré, jette le discrédit sur la stature de nos institutions et crée une insécurité juridique totale sur la date réelle d’entrée en vigueur de ce texte», lit-on. Dans un élan de cynisme absolu, ajoute le texte, le gouvernement avoue textuellement, dans l’exposé des motifs de sa loi, vouloir éviter que ‘’la vitalité démocratique ne soit censurée par le recours abusif aux inéligibilités’’.

«En abrogeant purement et simplement l’article L.30, le régime de la prétendue ‘’rupture’’ renonce à la moralisation de la vie publique et permet à des individus condamnés à de lourdes amendes pour détournement de fonds ou corruption de siéger demain dans nos institutions»

Pour Bougane Gueye et Dany et Cie, «le régime actuel reconnaît ainsi noir sur blanc que l’appareil d’État utilise les règles d’inéligibilité non pas pour rendre la justice, mais comme une arme de censure et de neutralisation des adversaires politiques». «Sous prétexte de réforme, le pouvoir pose des actes d’une extrême gravité. En abrogeant purement et simplement l’article L.30, le régime de la prétendue ‘’rupture’’ renonce à la moralisation de la vie publique et permet à des individus condamnés à de lourdes amendes pour détournement de fonds ou corruption de siéger demain dans nos institutions. Le nouvel article L.29 introduit une hiérarchie aberrante des délits», indique le communiqué.

«Nous n’accepterons jamais ce recul démocratique commandé par le calcul politique. Nous engageons immédiatement la riposte sur tous les fronts. Un recours pour excès de pouvoir sera déposé devant la Cour Suprême pour faire annuler cet acte de publication truffé de vices de forme administratifs»

Pourquoi un citoyen condamné pour un petit délit financier mineur est-il banni des listes, tandis qu’un individu condamné pour des actes de violence grave ou d’association de malfaiteurs conserve ses droits ? S’interroge ledit mouvement politique. «L’article 2 tente d’appliquer cette loi de manière rétroactive pour maintenir la réhabilitation ciblée d’une figure de l’exécutif. Le droit sénégalais et notre Constitution interdisent fermement la rétroactivité des lois personnalisées et sur mesure», mentionne la note. En sa qualité de Délégué National à la Vie Politique de Guem Sa Bopp / Les Jambaars, Moussa Niang informe que le mouvement «n’acceptera jamais ce recul démocratique commandé par le calcul politique». «Nous engageons immédiatement la riposte sur tous les fronts», a-t-il dit.

«Notre pool d’avocats prépare déjà les exceptions d’inconstitutionnalité qui seront soulevées devant les tribunaux d’instance pour paralyser l’application de cette loi scélérate lors des prochaines révisions de listes»

Mais ce n’est pas tout car, poursuit-il, un recours pour excès de pouvoir sera déposé devant la Cour Suprême pour faire annuler cet acte de publication truffé de vices de forme administratifs. «Notre pool d’avocats prépare déjà les exceptions d’inconstitutionnalité qui seront soulevées devant les tribunaux d’instance pour paralyser l’application de cette loi scélérate lors des prochaines révisions de listes», a-t-il laissé entendre. «L’opposition doit refuser de tomber dans le piège d’une confrontation stérile et orchestrée par le pouvoir pour neutraliser toute alternative. Derrière ces tensions de façade, le risque est de servir involontairement une stratégie de repositionnement destinée à effacer le bilan actuel et à verrouiller le débat démocratique. Nous restons debout, vigilants et focus sur les véritables aspirations du peuple sénégalais», termine le texte.

Actusen.sn

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