ContributionElection présidentielle gabonaise : la françafrique n’est pas morte !

Election présidentielle gabonaise : la françafrique n’est pas morte !

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Ali Bongo ne représente visiblement plus les intérêts de la France, qui l’a véritablement lâché.

Les prémices de cet éloignement hexagonal ont été ressenties lorsqu’en janvier dernier, Manuel Valls, Premier Ministre de la France s’est payé le luxe d’affirmer qu’Ali Bongo n’a pas été élu comme on l’entend.

Venant de la bouche d’un homme, si haut perché sur la nomenclature étatique, il ne devrait aucunement être une surprise, de voir la France officielle demander le recomptage des voix à l’issue des résultats proclamés par le Gabon officiel. C’est un langage diplomatique, qui veut juste dire que les résultats proclamés sont le fruit d’élections truquées.

La bataille de Libreville, dont l’issue ne sera aucunement profitable aux habitants de Port-Gentil, Franceville, Lambaréné et autres, car ni Ali Bongo encore moins Jean Ping ne sauraient représenter le changement souhaité, mérité, par leur peuple.

Par ailleurs, cette bataille n’est pas exclusivement gabonaise. C’est plus celle de la françafrique et se joue aux bords de la Seine où, l’arbitre reclus dans les salons de l’Elysée, semble avoir une préférence pour le fils du chinois au détriment de l’enfant qui serait né au Biafra.

La France, quant à elle, loin d’être franche comme à l’accoutumée, tire les ficelles, pour que soient préservés ses intérêts vitaux surtout en ces périodes de crise économique.

Il est clair, que n’eût été l’apport de l’Afrique, qui elle peine à prendre en charge les aspirations légitimes de ses enfants, le pays de Marianne serait depuis bien longtemps en récession.

Ceci explique le jeu permanent et perfide de dirigeants hexagonaux dans la géopolitique africaine au risque de déstabiliser nos états.

Il en a été ainsi de la Côte d’ivoire, où la France a installé Ouattara, de la Guinée, où elle a imposé Condé. Aujourd’hui, c’est au tour du Gabon ou véritablement, Jean Ping semble bénéficier de l’onction de Paris.

Pauvres de nous, pauvre Afrique !

Alioune Badara Bèye

 

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