À l’occasion de la cérémonie de remise des cahiers de doléances du 1er Mai, tenue ce vendredi au Palais de la République, le Secrétaire général du SYNPICS, Moustapha Cissé, n’a pas mâché ses mots face au chef de l’État. Porte-parole des travailleurs des médias, il a plaidé pour une réponse rapide des autorités aux difficultés qui secouent le secteur de la presse.
« Je voudrais exprimer le souhait sincère de vous voir accorder une audience aux patrons de presse en ou sans ma présence. Ce moment de dialogue direct serait une étape décisive pour renforcer la confiance et ouvrir la voie à des solutions concrètes », formule Moustapha Cissé
D’emblée, il a sollicité une rencontre directe entre le président Bassirou Diomaye Faye et les patrons de presse. « Je voudrais exprimer le souhait sincère de vous voir accorder une audience aux patrons de presse en ou sans ma présence. Ce moment de dialogue direct serait une étape décisive pour renforcer la confiance et ouvrir la voie à des solutions concrètes », a déclaré le responsable syndical.
« Les arriérés dus aux entreprises de presse ne sont pas de simples chiffres. Ce sont des salaires différés »
Pour le SYNPICS, l’une des urgences reste le règlement des dettes dues aux entreprises de presse. Moustapha Cissé a insisté sur la gravité de la situation sociale qui découle de ces retards. « Les arriérés dus aux entreprises de presse ne sont pas de simples chiffres. Ce sont des salaires différés », a-t-il martelé, avant d’ajouter : « Le règlement de ces dettes est une obligation morale et politique. C’est la condition minimale pour que la presse puisse s’adapter aux conditions imposées par le numérique ».
« Le règlement de ces dettes est une obligation morale et politique. C’est la condition minimale pour que la presse puisse s’adapter aux conditions imposées par le numérique »
Le syndicat réclame également plus de transparence dans la gestion des ressources destinées au secteur. À ce titre, il demande « la réalisation immédiate d’un audit indépendant, la publication des résultats et l’ouverture d’un fonds de régulation assorti d’un calendrier de paiement trimestriel contraignant ».
« La réalisation immédiate d’un audit indépendant, la publication des résultats et l’ouverture d’un fonds de régulation assorti d’un calendrier de paiement trimestriel contraignant »
Le patron du SYNPICS a aussi évoqué la situation des médias publics, qu’il considère comme stratégiques pour la nation. « La RTS, le Soleil, l’APS et la TDS sont des biens communs essentiels », a-t-il soutenu. Dans la foulée, il a réclamé « la signature d’un contrat de performance pluriannuel et d’un plan de modernisation, avec un calendrier de recrutement et de formation ». À travers cette sortie, le syndicaliste entend replacer la question de la presse au cœur des priorités nationales. « Nous venons porter la voix de la presse. Nous ne quémandons pas de privilèges », dira Moustapha Cissé.
Actusen.sn
