L’affaire Pape Abdoulaye Touré prend une nouvelle tournure judiciaire. Quatre personnes, dont deux anciens vigiles employés chez l’ex-ministre de la Jeunesse Pape Malick Ndour et deux agents du Coud, ont été présentées au parquet de Dakar. Une information judiciaire a été ouverte, avec une co-saisine exceptionnelle des premier et deuxième cabinets.
L’affaire Pape Abdoulaye Touré entre dans une nouvelle phase. Selon les informations rapportées par Seneweb, les quatre personnes arrêtées dans le cadre de cette procédure font désormais l’objet d’une information judiciaire. Le procureur de la République près le tribunal de Dakar aurait procédé à une co-saisine des premier et deuxième cabinets, une procédure présentée comme peu fréquente. Le dossier a ainsi été confié aux juges de ces deux cabinets. Les suspects ont, par ailleurs, fait l’objet d’un deuxième retour de parquet. Le doyen des juges étant actuellement en congé, leur première comparution devrait se tenir devant le juge du deuxième cabinet, qui procédera aux inculpations.
Vendredi dernier, la Section de recherches de Colobane a conduit au parquet de Dakar quatre personnes interpellées dans le cadre de l’enquête. Parmi elles figurent deux vigiles qui travaillaient, à l’époque des faits allégués, pour l’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour. Deux agents du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) sont également concernés par la procédure. Cette affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Pape Abdoulaye Touré en septembre 2024 auprès du parquet de Dakar. Le plaignant dénonçait notamment des actes de torture. L’enquête a été menée pendant près de deux ans par la Section de recherches de Colobane.
À l’issue de ces investigations, les quatre suspects ont été arrêtés. Ils sont poursuivis, selon les informations rapportées, pour des faits qualifiés de crime contre l’humanité, qui auraient été commis sur une période allant du 1er février 2021 au 25 février 2024. La procédure entre désormais dans sa phase judiciaire. Les prochaines auditions devant le juge du deuxième cabinet devraient permettre de préciser les faits reprochés à chacun des mis en cause et les éléments retenus dans le dossier.
Actusen.sn
