La Cour suprême a rendu finalement son verdict dans l’affaire dite du livre «Scandale au cœur de la République : Dossier du Coud». Une affaire qui oppose l’ancien directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar, Cheikh Oumar Anne au journaliste Pape Alé Niang et Mody Niang. Selon nos informations, la plus haute juridiction du pays a rejeté les pourvois introduits par l’actuel directeur général de la Rts et l’inspecteur de l’enseignement à la retraite contre l’arrêt n°353 du 6 mai 2025 de la Cour d’Appel de Dakar. Cette dernière les avait reconnus coupables de diffamation à l’encontre du maire de la commune de Ndioum suite à la publication dudit livre.
Dans cette affaire, la Cour suprême a rejeté les pourvois introduits par Pape Alé Niang et Mody Niang
A rappeler que dans ce dossier judiciaire, Pape Alé Niang et Mody Niang ont été reconnus coupables de diffamation et de complicité et ils avaient écopé trois mois de prison avec sursis. Sur le plan civil, la Cour les avait également condamnés à verser 5 millions de F Cfa chacun à l’ancien directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), Cheikh Oumar Anne. Un montant revu à la baisse par rapport aux 10 millions initialement fixés par le tribunal correctionnel de Dakar. Ce procès portait sur les accusations formulées dans l’ouvrage, qui dénonçait de supposés détournements de fonds publics au sein du Coud, à l’époque dirigé par l’ancien ministre de l’Education nationale.
Une décision qui confirme la décision rendue en mai 2025 par la Cour d’appel de Dakar qui avait reconnus coupables l’actuel directeur de la Rts et l’inspecteur de l’enseignement à la retraite de diffamation à l’encontre du maire de la commune de Ndioum
A l’époque, Cheikh Oumar Anne, représenté par Me Fatimata Sall et son collectif d’avocats, avait réclamé un montant record de 10 milliards de F Cfa à titre de dommages et intérêts. Pour sa part, le parquet général avait requis la confirmation intégrale du jugement de première instance, incluant une amende de 200 000 F Cfa contre les prévenus. Dans ce dossier, les plaignants reprochaient à Pape Alé Niang, auteur principal du livre, d’avoir porté atteinte à leur honneur en relayant les conclusions d’un rapport de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). Donc avec cette décision de la Cour suprême, le feuilleton judiciaire autour de l’ouvrage consacré à la gestion du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) semble connaître son épilogue.
Mansour SYLLA (Actusen.sn)
