La décision de la Confédération Africaine de Football continue de faire réagir. Après que l’instance dirigeante du football africain a annulé hier la victoire du Sénégal pour attribuer un forfait de 3-0 au Maroc, des voix s’élèvent pour contester cette sanction jugée excessive.
Me Abdoulaye Tine appelle la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) à porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport
Parmi elles, celle de Me Abdoulaye Tine, qui appelle la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) à porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport. Pour l’avocat, la bataille juridique est loin d’être terminée. « La décision de la CAF est incompréhensible, mais elle n’est pas irrévocable. Le Sénégal peut encore obtenir gain de cause devant le TAS », soutient-il.
L’avocat évoque un possible vice de procédure dans la réclamation marocaine, qui pourrait fragiliser la décision prise par la CAF
Selon lui, plusieurs arguments juridiques solides pourraient être invoqués pour contester le verdict rendu par l’instance continentale. D’abord, l’avocat évoque un possible vice de procédure dans la réclamation marocaine, qui pourrait fragiliser la décision prise par la CAF. Ensuite, il estime que la sanction infligée au Sénégal est disproportionnée, le forfait constituant la peine maximale dans ce type de litige.
Il estime que la sanction infligée au Sénégal est disproportionnée, le forfait constituant la peine maximale dans ce type de litige
Enfin, Me Tine souligne que le principe d’équité sportive pourrait avoir été bafoué, un élément que le TAS prend souvent en compte dans ses arbitrages.
Toutefois, l’avocat prévient que le temps presse. « Le délai pour saisir le TAS est de dix jours seulement. La Fédération sénégalaise de football doit agir immédiatement, constituer un dossier solide et défendre l’honneur de nos Lions jusqu’au bout », plaide-t-il.
La robe noire souligne dans la même veine que le principe d’équité sportive pourrait avoir été bafoué, un élément que le TAS prend souvent en compte dans ses arbitrages
Pour Me Abdoulaye Tine, la bataille doit se poursuivre sur le terrain du droit. « Allez les Lions ! Le droit sera notre arme », lance-t-il, convaincu que la décision peut encore être renversée devant la juridiction sportive internationale.
Amadou DIA (Actusen.sn)
