Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) dit constater avec regret la situation catastrophique des universités publiques qui peinent à boucler l’année académique 2024-2025 alors que les bacheliers de 2025 attendent toujours de démarrer leurs enseignements. «Le Saes a maintes fois alerté sur les problèmes qui gangrènent le fonctionnement des universités publiques et qui sont à la base du dérèglement du calendrier académique depuis une dizaine d’année», souligne le communiqué. «L’absence de solutions durables à ces problèmes constitue la principale source de l’instabilité du sous-secteur de l’enseignement, accentuée ces derniers jours par des manifestations des étudiants dans les universités, et une menace sur la validité de l’année académique», lit-on.
Face à cette situation, le Saes appelle les étudiants au calme et à l’apaisement. Ces syndicalistes invitent également les forces de l’ordre à la retenue et à éviter un usage disproportionné de la force qui pourrait aboutir à de nouveaux drames humains dans l’espace universitaire. Le syndicat interpelle aussi le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) ainsi que le Gouvernement pour un dialogue sincère avec les étudiants. Car, dit-il, aucune réforme, y compris sur la question des bourses, ne saurait se faire sans un minimum de consensus, sans une démarche inclusive et participative.
Le Syndicat demande également à l’État de jouer pleinement son rôle de garant des libertés individuelles et collectives, d’assurer la sécurité de tous les acteurs et de leurs biens dans le respect des dispositions de la loi 94-79 du 07 novembre 1994 relatives aux franchises et libertés universitaires. Le syndicat réaffirme sa disponibilité et son engagement pour la stabilité du sous-secteur de l’enseignement supérieur. «Cependant, cette stabilité ne peut être garantie que par le respect des engagements, le dialogue sincère avec tous les acteurs de l’enseignement supérieur», conclut le Saes.
Actusen.sn
